A la rencontre d’Edouard, animateur bénévole très actif


 


Volontaire et enthousiaste, Edouard souhaite utiliser sa grande
énergie communicative et son temps dans des projets intéressants qui
apportent des changements positifs dans cette société. Activiste,
impliqué dans des initiatives citoyennes et des organisations de
jeunesse, il a envie de s’impliquer dans un projet concret avec des
objectifs à long terme.



Ayant étudié les sciences politiques, les relations internationales, la
démographie et le développement, il a l’impression de bien comprendre « comment le monde ne tourne pas rond » et ça lui donne envie de participer à le changer. « J’avais
en poche de belles grilles d’analyses mais pas d’ouverture à d’autres
monde hors des savoirs froids. Le grand risque quand tu comprends ce
fonctionnement est de perdre pied et se sentir impuissant face à la
machine. Difficile à changer sans tout remettre en cause. Puis j’ai pris
conscience que de petites choses à une petite échelle peuvent apporter
un changement, une prise de conscience importante. »
Sa curiosité personnelle, sa sensibilité aux injustices, son cheminement personnel, « la claque de voir cette volonté d’un système »,
vont l’amener à s’impliquer dans des mouvements sociaux, des
initiatives concrètes, et se rendre compte qu’il n’est pas seul dans ses
questionnements, que d’autres aussi pensent différemment et
s’organisent, se mettent en lien et font bouger les choses ensemble.
Edouard dit bien se retrouver dans la citation « Mieux vaut penser le changement, que changer le pansement ».

C’est tout naturellement qu’il croise alors le collectif RdC sur sa route. « C’est
vraiment marrant, dans la même semaine, on m’a parlé à deux reprises de
RdC. Au Musée du Capitalisme, des bénénvoles d’RdC s’activaient sur un
stand de Pâté végétal pour sensibiliser à la sur consommation de viande
et aux alternatives végétales »
– c’est la première
rencontre. En parallèle, lors d’une interview pour son mémoire sur les
Gasapiens (c’est-à-dire les membres des Groupes d’achat solidaires de
l’agriculture paysanne) et leurs engagements dans des systèmes
alimentaires plus durables, une gasapienne lui parle d’une formation de
RdC sur l’Education à l’AD. Il se sent super intéressé et « hop,
c’est le destin, je m’inscris à cette formation. C’est un cheminement
naturel, ce sont beaucoup des rencontres qui mènent à RdC ».



C’est une aventure qui suit toujours son cours. Edouard est devenu un
membre bénévole actif qui assure de nombreuses animations avec
différents publics, se met en lien, partage son expérience et la
complexité dans nos actions d’éducation. Il s’éclate dans l’animation,
prend du plaisir et est à l’aise dès qu’il y a une bonne préparation
mais peut également improviser et retomber sur ses pattes.



Son quali scout « la vie est un long fleuve tranquille »  !
Il a personnellement changé son alimentation et est devenu végétarien.
Avant, il souhaitait juste convaincre les gens de faire comme lui,
aujourd’hui il se rend compte que « d’incarner
le changement et de montrer l’exemple doucement aux autres dans la
joie, qu’on peut penser différemment, qu’il y a d’autre manière de faire
et d’être, ça a plus de sens ».


Intéressé par l’éducation et l’AD, il souhaite continuer à réfléchir sur l’éducation, la pédagogie autour de cette fameuse « porte
d’entrée de l’AD qui touche tout le monde et rend facile la prise de
contact, et invite à parler du changement plus aisément à d’autres. »



Etre bénévole chez RdC, pour Edouard « c’est
rencontrer des gens, être dans la bonne humeur, partager des
expériences et des pratiques, être actifs de manière positive. C’est
toujours chouette de rencontrer des publics, de voir ce que ça provoque,
ça fait du bien et ça a du sens. Et c’est aussi se rendre compte qu’on
est pas tout seul ! RdC c’est comme une bonne soupe, tu y trouves plein
de belles idées colorées, ça réchauffe et ça rebooste. Tout le monde
devrait en prendre une louche ».



Grâce à son implication Edouard se rend compte que, comme bénévole
actif, il décuple l’impact de l’association qui avec des moyens très
limités ne peut pas répondre à toutes les demandes et qu’il participe
ainsi à étendre la prise de conscience et essaimer des petites graines
de changement.