A la rencontre de Sandrine, bénévole engagée dans le cercle des animateurs cuisine "Maïté"


 


Sandrine est une jeune femme énergique qui « adore sauter sur les opportunités d’apprendre et butiner dans tous les coins. » Elle
aime la nouveauté et se lancer des défis. Que ce soit chez Pro-vélo où
elle travaille ou chez Refresh et Rencontre des Continents où elle
s’implique et donne de son temps, elle prend beaucoup de plaisir à faire
des animations pour « semer
l’enthousiasme et ouvrir des portes, rendre pétillant et joyeux le
quotidien d’un public plutôt issu de la diversité sociale et culturelle.
Animer, c’est raviver une flamme, c’est les accompagner à se sentir
acteurs dans la ville, se lancer dans des initiatives. »


La première fois que Sandrine a entendu parlé de RdC, c’était en 2009
lorsqu’elle se lance dans le PAL (Projet Alternatives Locales) car elle
avait envie d’aller à la rencontre d’autre chose, d’aller plus loin, de
compléter son apprentissage du secteur associatif et de découvrir le
monde des alternatives locales. Plein de questionnements en tête sur le
monde dans lequel on vit, elle avait envie d’agir sans vraiment savoir
vers quoi aller et sans savoir quels étaient ses talents. Lors de
l’atelier cuisine de RdC, les gens lui disent qu’elle cuisine bien et
elle se rend compte que c’est un mode de création qu’elle apprécie.
Attirée par RdC et interpelée par le fait de pouvoir agir en cuisinant,
elle s’inscrit au cycle long de cuisine écologique et politique. Et
c’est le début d’une grande histoire. Ce qui l’a intéressé d’abord, « c’est
la porte d’entrée de l’alimentation durable qui permet beaucoup de
choses, beaucoup de réflexions, de questionnements, d’activités qui
donnent confiance en soi, ainsi que le côté concret et accessible à
tous ! »


Chez RdC, Sandrine a commencé par
animer un stand à Esperanzah et a mis la main à la pâte un peu par
hasard. Puis elle a animé, avec une grille de lecture toujours en tête :
l’assiette écologique. Au début, elle n’osait pas trop, puis elle s’est
rendue compte qu’elle pouvait rebondir sur certain sujets, a pris
confiance et conscience de son bagage. Elle a également participé à la
réflexion sur le changement de gouvernance et sur la place importante
des bénévoles. Avec le fonctionnement organique de RdC et la mise en
place de cercles de réflexions et d’actions, en intelligence collective,
elle s’implique dans le Cercle Robin des bois (sur la capitalisation
d’expériences) puis elle saisit l’opportunité d’avoir un congés de
quelques mois dans son travail pour s’impliquer davantage encore dans le
cercle Maité (animateurs volontaires des cycles de cuisine). Elle avait
envie de déployer ses ailes et de s’impliquer dans la gestion des
cycles de cuisine. Elle en est devenue chargée de mission coordination
en 2014-2015 et a assumé ce rôle avec beaucoup de professionnalisme. Le
cercle Maïté a ainsi forgé son rôle de « garant
de la mission de la qualité des cycles de cuisine, du sens, responsable
de la vision d’RdC auprès des bénévoles et dans les cycles ».
Pour Sandrine « il
était important de jeter de petits pavés dans la mare, ramener les
discussions en lien avec le terrain ! Avec la mise en place de
facilitants, les bénévoles peuvent prendre le devant, imaginer des
choses et rêver RdC ! »




Pour Sandrine, il n’y a « pas
vraiment de contrainte quand tu es bénévole, tu donnes ce que tu
souhaites, quand tu le souhaites, car le cadre n’est pas réellement
défini et il n’est donc pas rigide. Pour la suite, je me laisse porter
et on verra les opportunités mais je vais essayer de mieux gérer mes
enthousiasmes et prendre mieux conscience de mes capacités ». 
Depuis 2009, Sandrine a rencontré plein de personnes également volontaires chez RdC qui sont « devenus
des amis qui sont sur la même longueur d’onde. On se rend compte qu’on
est pas tout seul, et qu’ensemble on peut imaginer des actions contre
poids ».

« Le chemin fait avec RdC m’a apporté une autre vision
du monde, qu’on peut être acteur des choses, que tout ne dépends pas de
ton boulot, de ta situation économique… tout à coup tu peux prendre
place, changer les choses alors que tu n’as pas un diplôme ou un statut
particulier… » 
Pour Sandrine, « RdC
c’est un extraterrestre par rapport à toutes les autres organisations
que j’ai connues. C’est une organisation qui me permet de rêver de plein
de choses dont je ne me serais pas permis de rêver avant. C’est une
machine bouleversant mes standards et ma vision des choses, qui perturbe
mais de manière très positive. Avec RdC je vais plus loin que seule ou
que dans un cadre bien défini. On se découvre chez RdC ! »