A la rencontre de Muriel, bénévole de longue date, pour qui « Rencontre des Continents a été l’étincelle du changement » et qui nous raconte son engagement


 


« RdC a été l’étincelle du changement. »



Muriel Jallet s’est investie chez RdC il y a un peu moins de 10 ans, au
tout début de son développement. A 40 ans, Muriel travaille à mi-temps en tant que psychologue dans une institution spécialisée pour enfants.



C’est lors de l’année 2007-2008 que Muriel a entendu parler, via une
amie, de Rencontre des Continents qui lançait son premier cycle de
formation cuisine écologique et politique. Avec l’envie de cuisiner et
une sensibilité pour les relations Nord-Sud, cette formation lui parlait
beaucoup et c’était quelque chose d’innovant à ce moment-là. Elle s’est alors inscrite au premier cycle d’approfondissement organisé par RdC. « Privilégier l’analyse systémique, l’analyse des interactions et leur complexité dans le monde, c’était le début au niveau du grand public. La prise de conscience de l’ampleur de la crise écologique et sa compréhension étaient nouvelles, on n’avait pas ces informations-là ailleurs. »
Maintenant il a bel et bien une prise de conscience du grand public et
Muriel réalise la belle évolution qui a été faite en 10 ans.



« RdC c’est un groupe de personnes engagées qui a envie de faire bouger le monde et qui s’en donne les moyens. »
Pas militante radicale dans l’âme car trop traditionnelle et cloisonnée
pour elle, Muriel s’est tournée vers RDC pour elle aussi s’impliquer
concrètement. Ce qui lui donnait envie ? L’engagement à partir d’un
projet centré sur l’assiette touchait et rassemblait plus de personnes
différentes ; avec légèreté, l’air de rien, on abordait des dynamiques
complexes et très politiques. Suite à ce premier cycle de formation,
Muriel s’est donc investie et est devenue bénévole. Au début, elle
donnait un coup de main pour l’intendance lors de certaines soirées du cycle court et certains dimanches du cycle long. Cela lui permettait par la même occasion de suivre gratuitement les ateliers qui
l’intéressaient grâce à ce principe de don contre-don. Ensuite, toujours un peu plus investie, Muriel est devenue animatrice. Elle a animé une fois l’atelier « conservation » du cycle long, plusieurs fois l’atelier « légumes oubliés » du cycle court et une fois l’atelier « agriculture paysanne et agroécologie ». « C’est petit à petit qu’on commence à se sentir à l’aise avec le contenu. » Après
cela, Muriel a été fil rouge du cycle court pendant 2 ans. Le fil rouge
est la personne qui gère la formation, qui coordonne le tout et assure
son bon déroulement. Mais être bénévole chez RdC ça passe aussi par
l’animation d’ateliers « pâté végétal » lors d’événements comme la Foire aux Savoir-Faire, le salon BIO Valériane, … auxquels Muriel a participé avec enthousiasme. Être bénévole chez RdC c’est également rencontrer une grande diversité de gens, c’est avoir une chouette dynamique de groupe, ça permet de trouver sa place et d’apprendre beaucoup dans la convivialité. « C’est prendre le temps avec plaisir. »
RdC a changé beaucoup de choses dans sa vie : son mode de consommation, de déplacement, son alimentation,… Même si elle avait toujours été sensible à ces thématiques, tout ça, elle n’y connaissait pas grand chose avant ces formations et son implication dans l’association.


Pour Muriel et pour beaucoup d’entre nous, participer à des ateliers et
être dans le concret permet une meilleure assimilation de la théorie et
des enjeux sociétaux. « On n’a pas toujours le temps ni l’état d’esprit pour lire plein de livres. »
Suite à ces formations, tout est devenu plus clair. Il y a des
apprentissages de savoirs culinaires et des savoirs théoriques
également. Grâce à ses années de bénévolat, Muriel a acquis une
meilleure compréhension des enjeux géopolitiques et cela lui a permis
d’avoir un autre point de vue sur le monde dans lequel nous vivons. « Ce sont des problématiques qui déterminent le futur et qui sont primordiales. »



2015-2016 : « pause engagement ».
Après 2 ans de bénévolat temps plein lors des cycles d’initiation et
d’approfondissement, c’est le moment de laisser place à de nouvelles
personnes, de prendre du temps pour soi et de faire une « pause
engagement ». C’est une des particularités que Muriel a soulevé quant à RdC, l’association est en mouvement continu et ça fait du bien
l’évolution.



« RdC est une association dynamique guidée par une belle intelligence collective. » En plus de cela, le travail en réseau est quelque chose de très intéressant et important pour Muriel. Cela permet une complémentarité entre les associations et un travail collectif est primordial pour mettre les énergies ensemble au profit des causes que l’on défend.



« RdC a un socle solide de personnes
charismatiques très inspirantes mais qui laissent la place et donne de
la valeur aux gens qui participent. »
En toute sincérité, et cela
ne fait aucun doute, RdC fonctionne grâce aux nombreux bénévoles
investis dans le collectif. Les possibilités de s’impliquer sont
grandes, chacun vient avec ses particularités, ses compétences et ses
envies…