A la rencontre de Valérie, bénévole très impliquée dans les cycles de cuisine écologique et politique (les infos sur les cycles sont ici), qui témoigne de son engagement


 


« Rencontre des Continents permet de
comprendre le monde et comment il marche vraiment à partir de l’assiette
et on nous donne d’autres lunettes pour observer la société. Je trouve
ça très malin de permettre aux gens de changer les choses par cette
porte d’entrée de l’assiette. »


Valérie est maman de deux enfants de 16 et 14 ans et travaille comme
chargée de projet dans le département Coopération Internationale à la
Mutualité Chrétienne. Elle s’occupe des dossiers thématiques comme la
campagne « protection sociale », maintenant c’est sur le TTIP et le CETA
qui sont des gros dossiers. Valérie est également manager de l’équipe
de hockey de son fils. En plus de cela, elle est investie chez
« Émergences », une asbl qui travaille autour de la pleine conscience et
qui propose des stages, des cours et des formations pour apprivoiser le
stress.

C’est par le bouche à oreille que Valérie a entendu parler de Rencontre
des Continents. Sa sœur a d’abord participé au cycle
d’approfondissement en 2007, lors de sa 2e édition. Elle l’a ensuite
recommandé à Valérie car elle était sûre que cela lui plairait. Elle s’y
est donc inscrite l’année d’après et a beaucoup apprécié cette
formation. A la fin de chaque cycle on propose aux participants qui le
souhaitent de s’impliquer davantage dans l’association. « J’avais
déjà cet amour pour la cuisine et cette vision systémique des choses
grâce à mon boulot. J’avais envie de transmettre des savoirs et d’en
apprendre moi-même davantage. »
Valérie a commencé par animer un
atelier théorique sur les légumes oubliés. Puis très vite elle a eu
envie de passer à la pratique et d’animer plutôt des ateliers cuisine en
adaptant ou en proposant les recettes qui avaient déjà été échangées
entre tous les participants. Étant donné qu’elle appréciait beaucoup
cette fonction, Valérie a animé des ateliers cuisine durant quelques
années. En plus de cela, elle est 1er lien du cercle « Maïté » au Cercle
Cœur, ce cercle s’occupe des formations grand public et organise les
cycles de cuisine écologique et politique.

Cette année, RdC cherchait un « fil rouge » pour le cycle
d’approfondissement et cela tentait bien Valérie de suivre à nouveau un
cycle dans son ensemble. Pour ce cycle, elle a eu le soutien d’une autre
bénévole, Florence, qui est une très chouette aide pour Valérie qui est
également fil rouge du deuxième cycle d’initiation de cette année
2015-2016. Le rôle du fil rouge c’est de faire le lien entre Rencontre
des Continents et les participants aux formations mais également avec
les Fraternités du Bon Pasteur qui est le lieu qui accueille les
formations. Il faut faire en sorte que chacun se sente bien, que ça
corresponde un maximum aux attentes de tout le monde, voir ce qu’il y
aurait à améliorer, faire le suivi des mails, s’assurer du déroulement
logistique : matériel informatique et denrées alimentaires pour les
ateliers pratiques,… Être « fil rouge » c’est aussi être là pour
accueillir tout le monde, les participants comme les formateurs. « Je pense que ce temps d’accueil est très important pour faire plus ample connaissance et créer une dynamique de groupe. »

Pour la suite Valérie envisage d’animer à nouveau des ateliers. Elle
trouve que c’est important de laisser la place à d’autres dans ce rôle
de « fil rouge » et que les choses roulent pour permettre à tout le
monde de s’investir. « Ça m’apporte
beaucoup de rencontrer toutes ces personnes et d’échanger des pratiques
car il y a tout le temps quelque chose à découvrir en cuisine, c’est une
discipline tellement complexe. »
Au fur et à mesure, Valérie a
acquis de l’expérience en animation, des savoir-faire et a développé un
réseau intéressant de contacts.



« A côté de mon travail c’est quelque
chose de beaucoup plus relax, on peut penser, on peut se donner le temps
de réfléchir ensemble et d’avancer. Ça permet d’être plus créatif, on
est plus libre de faire des essais sans pression et on ne fait pas les
choses de la même manière. Au boulot on est toujours un peu dans le
rush, dans les projets et on manque de recul. Rencontre des Continents
m’a permis de clarifier mon engagement par rapport à mon emploi et mon
expérience dans cette asbl continue de nourrir mes compétences pour mon
boulot. »