Et si cette crise nous invitait à réinventer l’avenir ? 2 cartes blanches co-signées par RdC


Deux cartes blanches co-signées par RdC, à retrouver ci-dessous.

  • Covid-19, l’heure du choix


Parution sur le site de Mediapart le 28/04/2020


Co-signée par 220 citoyen.nes et 9 organisations, belges, suisses et françaises, issue.es du secteur privé, public et associatif (voir article).


https://blogs.mediapart.fr/la-croissance-economique-et-le-vivant/blog/280420/covid-19-l-heure-du-choix


220 citoyens et 9 organisations signent cette tribune. Ils sont français, belges et suisses issus du secteur privé, public et associatif. Ils veulent contribuer à la diffusion d’idées qui permettront à la société de l’après-crise de mettre en place des politiques qui respectent notre santé, les écosystèmes et le vivant en général. C’est essentiel pour éviter que des crises ne se répètent.


Mateo Cordier (Maître de conférences en économie écologique à l’Université de Versailles – Université Paris-Saclay), Gilles Naeije (médecin à l’hôpital Erasme – Université Libre de Bruxelles), Michel Cordier (un des administrateurs de Grands-Parents pour le Climat-Belgique, à titre personnel). Cosigné par 9 organisations, dont Le Club de Rome (European Chapter), et 217 citoyens français, belges et suisses (dont 22 médecins)*.


La croissance économique mondiale conduit à l’intensification de l’utilisation des ressources naturelles à l’origine de la destruction des écosystèmes. Cela se traduit, entre autres, par la déforestation pour laisser place à l’agriculture, l’urbanisation et l’exploitation minière. Suite à la destruction de leur habitat naturel ou au braconnage, les animaux sauvages entretiennent plus fréquemment des contacts avec l’être humain. Or ils sont porteurs d’agents infectieux contre lesquels nous ne disposons pas d’immunité.


La dissémination de ces agents infectieux est favorisée par la mondialisation de l’économie, qui accentue l’interdépendance économique entre pays (ex. : veaux irlandais nourris au soja brésilien, engraissés aux Pays-Bas, découpés en France puis vendus en Italie). Cette augmentation du transport international via une production massive de CO2 contribue au changement climatique, ce qui facilite également la dissémination des virus, bactéries et parasites. Dans un futur proche, l’Europe sera sans doute confrontée à la dengue, au chikungunya ou à la malaria. Il est également vraisemblable qu’en Arctique, la fonte du permafrost libérera des virus et des bactéries qui y sommeillent congelés depuis des siècles.


Par le passé, d’autres épidémies nous ont déjà alertés concernant les conséquences de l’extension des activités humaines sur les milieux naturels. Le SRAS en 2003 (774 morts), le MERS en 2012 (823 morts), et la grippe due à l’influenza A(H1N1) en 2009 (plus de 150000 morts). Toutes ces maladies d’origine virale ont franchi la barrière des espèces et se sont adaptées à l’Homme en raison de nos activités économiques.


Apparue en décembre 2019, la pandémie de Covid-19 compte 210374 décès dans le monde au 27 avril 2020. Le coût de cette pandémie pourrait atteindre 4,8% du PIB mondial. C’est 3 fois plus que la perte de PIB liée à la crise financière de 2008.


L’OMS a établi des protocoles d’actions en cas de pandémies : test de la population, isolation stricte des patients atteints, et confinement en dernier recours. En n’appliquant que cette dernière solution, l’Etat mal préparé s’est montré inconséquent dans son devoir de protection des populations.


La crise du Covid-19 résulte de la destruction des écosystèmes par notre système économique, aggravée par le manque de moyens que l’Etat s’est donné dans la gestion de la pandémie, tous deux fruits d’une vision centrée sur le court terme de la part des responsables économiques et politiques. Nous avons le choix de ne rien changer et d’espérer que ça n’arrive plus. Mais “la folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent” (Albert Einstein). Nous n’avons pas la prétention d’apporter la solution, seulement des pistes pour ouvrir le débat. De nombreuses améliorations sociétales ont été imaginées. En voici six. Nous invitons le lecteur à s’en emparer, y réfléchir, les faire siennes, les rejeter ou en proposer d’autres.


1. Rendre sa capacité d’action à la société face aux crises


1.1. Relocaliser les industries stratégiques sur le territoire européen pour affronter les crises en assurant nos capacités de production (ex. : produire des masques). Cela permettra aussi de réduire les émissions de CO2 liées au transport international, contribuant au changement climatique, et de limiter la propagation des agents infectieux.


1.2. Identifier les biens et services à placer hors des lois du marché. La précarisation du système de santé révélée par le Covid-19 nous y invite. Le déficit de la sécurité sociale (hôpitaux inclus) est notamment creusé par les marges de profit excessives des industries pharmaceutiques que doit supporter la sécurité sociale.


1.3. Harmoniser à la hausse la fiscalité des grandes entreprises au sein de l’UE pour financer, entre autres, les soins de santé et rétablir leur qualité. En Europe, le taux moyen d’imposition des entreprises a été réduit de 50% entre 1985 et 2020.


2. Limiter la destruction des écosystèmes


2.1. Modifier la fiscalité pour qu’elle impacte moins les travailleurs et davantage les activités destructrices des écosystèmes. Par exemple, mettre en place des taxes contre l’obsolescence programmée techniquement ou par effet de mode.


2.2. Constituer une assemblée citoyenne de réflexion pour construire la société de l’après-crise et, dans le futur, une chambre parlementaire qui s’engagerait à analyser les lois à la lumière de leur soutenabilité à long terme, intégrant des citoyens tirés au sort. Ils pourraient ainsi s’approprier l’idée de rendre nos modes de vie plus respectueux de la biosphère en préconisant eux-mêmes les lois pour y parvenir. Plusieurs difficultés seront à relever. Par exemple, comment éviter que même dans une assemblée citoyenne, l’intérêt des plus forts ne prime sur celui des plus faibles, comme c’est le cas dans le système actuel influencé par les lobbies industriels.


2.3. Sortir, dans les pays riches, du dogme libéral de la croissance économique qui nous pousse à une consommation excessive (par l’endettement, la publicité, etc.) à l’origine de la destruction des écosystèmes. Quitter la tentation du « toujours plus, toujours plus vite », soutenue par l’illusion que la planète nous offrirait des ressources illimitées, et qu’elle pourrait subir l’impact de nos activités économiques sans dommages irréparables pour l’humanité. Prenons conscience que la destruction de notre environnement naturel porte atteinte à notre sécurité mais également à celle des générations futures. Posons-nous les questions fondamentales : de la croissance pourquoi, de quoi, comment, et pour qui ?


Préparons la résilience de la société de demain pour préserver notre santé et la biosphère en améliorant la démocratie plutôt qu’en envisageant des restrictions comme le confinement et le pistage par smartphones et drones, rappelant étrangement le contrôle de la population par télécran dans « 1984 » de George Orwell. Aucune fatalité ne condamne l’humanité à détruire son habitat.

  • Gérer l’urgence... puis réinventer l’avenir


Parution dans Le Soir en ligne le 01/04/2020


Par un collectif de signataires (voir article)


https://plus.lesoir.be/291488/article/2020-04-01/gerer-lurgence-puis-reinventer-lavenir



L’urgence absolue est de sauver des vies et de préserver la santé de la population. La décision rapide de confinement prise par les autorités a été la bonne et, même si elle est insuffisante, il est très important qu’elle soit respectée.


Mais à l’heure où des millions de personnes risquent de voir leurs revenus fortement amoindris ou de se retrouver dans des situations de précarité exacerbées, l’urgence est également sociale. Plus que jamais.


Syndicats, mutuelles, mouvements associatifs, professeurs, artistes, citoyennes et citoyens
engagé.es travaillent d’arrache-pied pour que personne ne soit oublié et
pour dénoncer cette précarisation sociale.


Personnes précarisées, sans-papiers ou sans-abri luttant pour sauver leur peau, pour ne pas
être infecté.es ou simplement pour manger. Travailleuses, travailleurs qui continuent à prester pour le bien de la population et qui doivent être protégé.es. Celles et ceux mis en chômage temporaire, temps
partiels (dont énormément de femmes) qui risquent d’être encore plus lourdement sanctionné.es. Artistes et statuts précaires. Malades qui doivent être correctement indemnisé.es, pensionné.es qui doivent toucher leur pension, candidats à l’asile bloqués aux frontières de l’Europe,
personnes souffrant d’un handicap… Personne, répétons-le, ne doit être oublié.


Des mesures d’aides aux entreprises et aux indépendant.es ont rapidement été décidées : dédommagements financiers, facilités de paiement, avances en trésorerie… Certaines de ces mesures
visant à préserver le tissu économique sont une bonne chose.


À condition cependant que ces aides ne soient pas, au bout du compte, à nouveau payées par la collectivité, au prix de nouveaux sacrifices.


Á condition que cette crise ne soit pas un nouveau prétexte pour aggraver les atteintes aux libertés individuelles et collectives, déjà fortement mises à mal ces dernières années. Avec le risque réel de mise en place de régimes autoritaires qui accentueraient encore les attaques contre les contre-pouvoirs et jetteraient nécessairement les bases de politiques servant seulement des intérêts très particuliers.

Et à la condition essentielle de ne pas repartir dans cette course capitaliste folle qui nous mène droit dans le mur.


Les coupes opérées ces dernières années dans les services publics, dans le secteur associatif, dans la culture et la sécurité sociale, particulièrement dans les soins de santé, ont lourdement fragilisé la population. L’inconcevable épisode, toujours en cours, des masques de protection sacrifiés sur l’autel de l’austérité, n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.


L’État, en devenant un acteur économique focalisé sur les aspects budgétaires, a rompu son contrat social avec les citoyen.ne.s. La santé étant tenue pour acquise en est l’exemple. L’intérêt collectif doit redevenir la priorité des politiques publiques.


Estimées à quelque 10 milliards, les aides d’urgence décidées à ce jour ne pourront en aucun cas venir justifier de nouvelles coupes dans notre sécurité sociale, nos services publics, le secteur associatif ou la culture. Sous couvert de réformes structurelles qui n’en finissent plus de creuser les inégalités et de préparer la crise suivante.


Et au-delà de la facture à présenter à ceux qui se sont enrichis ces dernières décennies, il faudra exiger une remise en cause fondamentale des politiques d’austérité. Notre message est clair : c’est sur de nouvelles bases qu’il faudra reconstruire, une fois sortis de cette crise mondiale.


Nous craignons fortement que ce ne soit pas la voie suivie par la task force économique décidée par la Première Ministre et chapeautée par la BNB. Si cette task force vise le retour rapide au « business as usual », en conservant l’obsession du « déficit structurel », la compétitivité et le libre-échange, elle nous amènera à repartir tête baissée dans la même voie sans issue. Tous les indicateurs nous le montrent, cette impasse est totale : écologique, climatique, économique, sociale et sanitaire.


Au-delà des task forces, c’est de femmes et d’hommes qui réfléchissent ensemble à replacer l’humanité au centre de l’équation dont nous avons besoin aujourd’hui. Pour reconstruire les équilibres indispensables entre développement économique, bien-être social et enjeux environnementaux. Sur de nouvelles bases. En sortant des logiques de profit à tout prix. Sans plus jamais faire d’économies sur la santé et la vie des gens. En luttant efficacement contre toutes les inégalités. En réinventant un avenir durable pour les générations futures.


Nous, signataires de cette carte blanche, ne voulons pas d’un « retour à la normalité », car cette normalité faite d’inégalités violentes, de mondialisation insensée, de marchandisation de la vie et de résignation à la catastrophe écologique est aussi la source du drame que nous vivons. Nous sommes décidé.es à prendre nos responsabilités pour mettre en commun nos forces et nos volontés pour
tenter de redéfinir ces bases. Au-delà des intérêts partisans. Dans l’intérêt général. Pour redessiner ensemble les contours d’une société plus juste, solidaire et durable.


* signataires :


Lahbib Hadja, journaliste ;


Labille Jean-Pascal, Secrétaire général de Solidaris ;


Estenne Ariane, Présidente du Mouvement ouvrier chrétien ;


Gemenne François, FNRS, Directeur du Hugo Observatory (ULG), spécialiste en géopolitique de l’environnement ;


Dardenne Luc, réalisateur, producteur et scénariste ;


Dardenne Jean-Pierre, réalisateur, producteur et scénariste ;


Mahy Christine, Secrétaire générale et politique du Réseau wallon de Lutte contre la Pauvreté ;


Charlier Adélaïde, co-organisatrice du mouvement Youth For Climate ;


Delmée Myriam, Présidente du SETCa-BBTK ;


Antoine Bruno, Président de la CSC Wallonne, Secrétaire fédéral CSC Luxembourg ;


Marette Youna, activiste climat ;


Petrella Riccardo, professeur émérite UCLouvain ;


Del Re Valérie, Directrice de Greenpeace ;


Bodson Thierry, Secrétaire général de la FGTB wallonne ;


Delruelle Edouard, Professeur de philosophie politique ULG ;


Frison Christine, Chargée de recherche FNRS et co-présidente du Corps scientifique UCLouvain ;


Bribosia Emmanuelle, Professeure ULB, Vice-présidente de l’Institut d’Etudes européennes ;


Murgia David, artiste et cofondateur du Raoul Collectif ;


Andrusyszyn Anne-Marie, Directrice du CEPAG ;


Belche Jean-Luc, médecin généraliste, chargé de cours en médecine ULiège ;


Deswaef Alexis, avocat et co-président de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés ;


Cadelli Manuela, juge ;


Gobin Corinne, politologue ULB ;


Lanners Bouli, acteur, réalisateur ;


Sabine Libert, Secrétaire générale adjointe de la FGTB wallonne ;


Meerhaege Isabelle, Secrétaire fédérale CSC Namur-Dinant ;


Russo Gino, Président de l’asbl "Julie et Mélissa n’oubliez pas" ;


Vielle Pascale, professeure UCLouvain ;


Engel Vincent, écrivain ;


Vandewattyne Jean, chargé de cours UMons ;


Zacharie Arnaud, Secrétaire général du CNCD ;


Dubois, Fanny, Secrétaire générale des Maisons médicales ;


Van Heetvelde Werner, Président de la Centrale générale FGTB ;


De Keyzer Aurore, JOC ;


Verjans Pierre, professeur et vice-doyen ULg ;


Jacquemin Christian, Président de la régionale FGTB de Verviers-Ostbelgien ;


Verbeeren Pierre, Maître de conférence à l’UCLouvain ;


Wanschoor Isabelle, Secrétaire principale Hainaut CNE ;


Lamarche, Caroline, écrivaine ;


Murgia Fabrice, Directeur du Théâtre national Wallonie-Bruxelles ;


Mawet Fred, Changement pour l’égalité ;


Rosteleur Carine, Secrétaire régionale CGSP ALR ;


Martinez Esteban, professeur ULB ;


Gevers Michel, professeur émérite UCLouvain ;


Mertens Sybille, Professeure en économie sociale ULiège ;


Van Keirsbilck Felipe, Secrétaire général de la CNE ;


Galand Pierre, Président de l’Association pour les Nations Unies ;


Blanjean Paul, Equipes populaires ;


Hustache Serge, Président du collège provincial de la Province de Hainaut ;


Nys Maxime, Secrétaire régional CGSP ALR ;


Resne Erdem, travailleur associatif ;


Reman Pierre, professeur émérite UCLouvain ;


Urbain Jean-Marc, Secrétaire fédéral CSC Mons-La Louvière ;


Goblet Geoffrey, Président de la Centrale générale FGTB Liège ;


Masschaelk Marc, professeur UCLouvain ;


Malay Olivier, économiste et co-président du Corps scientifique UCLouvain ;


Bayot Bernard, Directeur de Financité ;


Genbauffe Jean-Pierre, Secrétaire général Solidaris Mons-Wallonie picarde ;


Osinsky Agathe, chercheuse en théorie du droit UCLouvain ;


Dusoulier Luc, ex-président du MOC ;


Van der Plancke Véronique, avocate au Barreau de Bruxelles ;


De Schutter Olivier, professeur à l’UCLouvain ;


Hendrix Maryse, citoyenne ;


Szoc Edgar, chroniqueur RTBF ;


Huisman Michel, Gang des vieux en colère ;


Toussaint Eric, porte-parole international du CADTM ;


Ponet Brigitte, coprésidente du CADTM Belgique ;


Zian Yasmina, historienne, chercheuse à l’Académie royale de Belgique ;


Bovy Yannick, journaliste-réalisateur ;


Franco Sebastian, coordinateur Altersummit ;


Bernard Françoise, Secrétaire générale SETCa Liège-Huy-Waremme ;


Pirotte Gautier, professeur de sociologie ULG ;


Van Outryve d’Ydewalle Sixtine, chercheuse en théorie du droit UCLouvain ;


Dohet Julien, syndicaliste, historien des luttes du mouvement ouvrier ;


Leterme Cédric, politologue, chercheur au CETRI et au GRESEA ;


Namotte Jean-Marc, Secrétaire fédéral CSC Liège-Verviers-Ostbelgien ;


Arets France, militante active dans le soutien aux sans-papiers ;


Mossoux Raphael, avocat ;


Ozer Pierre, chargé de recherche ULiège ;


De Clerck, Alain, artiste et artisan du collectif ;


Mettioui Ilyas, artiste ;


Borguet Nicolas, attaché culturel et enseignant ;


Vidotto Laura, animatrice Asbl Vie-Esem CEPAG ;


Kouvaras Maxime, journaliste-réalisateur, ZIN TV ;


Giannelis Stravoula, sociologue et professeure d’histoire ;


Ramirez Ronnie, cinéaste ;


Taets Audrey, coordinatrice Cellule Solidarité CAL Liège, déléguée syndicale ;


Tamellini Jean-François, Secrétaire fédéral FGTB ;


Révelard Jean-Luc, Président de la Fédération CSC Namur-Dinant ;


Nisot Aurélie, éducatrice populaire et militante sociale ;


Romain David, artiste, cofondateur du Raoul collectif ;


Hemptinne Pierre, écrivain, Directeur de la médiation culturelle à PointCulture ;


Clausse Julie, chargée de projet pour l’asbl Interra ;


Pottie Kristien, comédienne, réalisatrice ;


Chauvier Jean-Marie, journaliste ;


Gillis Pierre, professeur honoraire, UMONS ;


Van Sinoy Myriam, enseignante retraitée ;


Heldenbergh Pierre, militant associatif ;


Herman Véronique, directrice du CEFOC ;


Truddaïu Julien, citoyen solidaire ;


Crevecœur Perrine, travailleuse ONG ;


Debelle Lora, responsable culturel au théâtre de l’Ancre ;


Servaiss Maud, professeure de français ;


Maillien Pascale, professeure d’économie et artiste plasticienne ;


Meyer Michel, Président CGSP ;


Demonte Tony, ex-secrétaire général adjoint de la CNE ;


Visart Michel, journaliste ;


Laviolette Vincent, agent de développement territorial, acteur dans le développement des circuits courts ;


Guellati Line, artiste, créatrice et co-fondatrice du collectif Darouri Express ;


Willems Martin, CSC, United Freelancers ;


Dendoncker Nicolas, Université de Namur, département de géographie ;


Cornut Pierre, chargé de cours en urbanisme à l’UMons ;


Stassart Pierre M., professeur ULiège ;


Beaulieu Sarah, chargée de projets en Éducation permanente ;


Bouvy Stéphanie, médecin généraliste ;


Jacquy Emilie, formatrice au CEPAG ;


Laqdim Solayman, Directeur du service de la prévention de Liège-Huy-Verviers ;


Houtart Isabelle, directrice de la Halle de Han ;


Lecomte Yvette, militante d’associations culturelles ;


Staquet Anne, professeur Université de Mons ;


Hoornaert Cécile, directrice La Bobine ;


Oscari Dolores, citoyenne ;


Ivanovic Maritza, directrice honoraire CPAS ;


Fafchamps Claude, directeur de théâtre ;


L’Ami terrien alias François Laurent, slameur ;


Bounafaâ Najat, maître assistante à la Haute Ecole Charlemagne, Liège ;


Seron Marie Pierre, citoyenne ;


Grandfils Jean Marie, citoyen ;


Debrulle Esteban, militant ;


Bela Dominique, comédien ;


Martin Guy, Directeur général honoraire enseignement formation, Province de Liège ;


Vanhaesebrouck Karel, professeur ULB ;


Barrera Francisco, secrétaire régional Horval Verviers ;


Heirwegh Jean-Jacques, professeur ULB ;


Kohnen Nicole, psychologue ;


Botterman Philippe, Secrétaire intersectoriel de la CGSP de Verviers ;


Nagui Farid, Directeur du CRVI ;


Santos y Baladron Maria, professeure de français et d’espagnol ;


Zurstrassen Pirly, musicien ;


Dufresne Anne, sociologue, chercheuse au GRESEA ;


Starquit Olivier, essayiste altermondialiste ;


Puissant Daniel, Secrétaire du Réseau pour la Justice fiscale ;


Wathelet Violaine, doctorante en sociologie ULG ;


Maes Renaud, rédacteur en chef de la Revue nouvelle et sociologue USL ULB ;


Keutgen Renaud, économiste du développement, actif dans les circuits courts alimentaires ;


Semal Claude, chanteur et comédien ;


Di Troia Audrey, Booker à Full Colorz Agency ;


Nicolaï Samuel, Directeur du centre culturel de Remicourt ;


Garcia Alexis, coordinateur de Nourrir Liège ;


Culot Charles, artiste créateur compagnie Art&tca ;


Globen Noémie, intervenante psychosociale en service de placement familial ;


Kollmeier Léna, pianiste ;


Lewuillon Victoria, comédienne ;


Carton Luc, philosophe ;


Raulin Guy, MOC Charleroi-Thuin ;


de Halleux Alain, cinéaste ;


Jacquemin Elise, Directrice du Miroir Vagabond ;


Blairon Jean, expert associé de l’asbl RTA ;


Mormont Cécile, Directrice Revers asbl (service d’éducation permanente et SIS) ;


Cornil Jean, essayiste ;


Tellier Caroline, comédienne et chanteuse ;


Bodart Christophe, enseignant, co-fondateur d’1pact ;


Goldman Henri, corédacteur en chef de la revue Politique ;


Leciak Sarah, professeur de français ;


Lombé Lisette, artiste ;


Grange Camille, artiste et comédien, compagnie Art&tca ;


Bouvy Anne-Sophie, avocate et doctorante en droit à l’UCLouvain ;


Perrouty Pierre-Arnaud, Directeur de la Ligue des Droits humains ;


de Liamchine Sarah, Codirectrice de Présence et Action culturelles ;


Dargent Denis, Codirecteur de Présence et Action culturelles ;


Trionfetti Maria Cecilia, chercheuse ULB ;


Franssen Harald, auteur-dessinateur ;


Lentini Giovanni, écrivain ;


Hermant Paul, Actrices et acteurs des temps présents Bruxelles ;


Philippon Bénédicte, comédienne et auteure ;


Ryckmans Sarah, doctorante en philosophie UCLouvain ;


Mulder Bernard, médecin généraliste ;


Le Paige Hugues, journaliste-réalisateur ;


Vanden Eede Stéphane, citoyen ;


Toussaint Anne, enseignante ;


Malherbe Alain, UCLouvain ;


Quinet Bénédicte, formatrice CEFOC ;


Demanet Thierry, militant associatif ;


Guio Anne-Catherine, chercheuse ;


Marlier Eric, chercheur ;


Gratoir Sébastien, sociologue et enseignant dans une Haute école sociale ;


Michiels Jean-Pierre, Président du Club Achille Chavée ;


Hermant Daisy, Secrétaire générale ACRF – Femmes en milieu rural ;


Thomas Alain, Directeur du centre culturel de Bertrix ;


Pirotte Claude, administrateur de l’asbl les Ateliers Paysans-Artisans ;


Bauduin Nathalie, coordinatrice CEC Tribal Souk
asbl ;


Pirenne Hélène, responsable artistique du Théâtre du Sursaut asbl ;


Carlier Alexandre, Directeur ASBL Racynes ;


Nieuwenhuys Céline, Secrétaire générale de la Fédération des services sociaux ;


Fasbender Pierre, Directeur du Centre culturel de Habay ;


Binet Anne, Directrice CEPPST Luxembourg-CEPAG ;


Maingain Bernard, avocat ;


Scheuer Benoît, sociologue ;


Bettiol Bruna, comédienne-animatrice à Alvéole Théâtre ;


François Yvon, comédien-animateur à Alvéole Théâtre ;


Buchet Philippe, Président de la Commission namuroise des pensionnés FGTB. ;


Fastrès Jacqueline, codirectrice de l’asbl RTA ;


Cavillot Jean-Pol, codirecteur de l’asbl RTA ;


Brausch Géraldine, maître-Assistante HECH ;


Hirtt Nico, président de l’Appel pour une école démocratique (APED) ;


Dave Benoit, codirecteur de la Coopérative Paysans-Artisans ;


Bouchat Thérèse-Marie, codirectrice de la Coopérative Paysans-Artisans ;


Duterme Bernard, Secrétaire général du CETRI ;


Hsia Shan, citoyenne ;


Mertens Ariane, chargée de prévention à la Direction de la Prévention de Namur-Dinant ;


Dejace Patrick, Directeur de la Fédération des Restos du Cœur de Belgique ;


Frérotte Maïté, Secrétaire générale Espace Seniors asbl ;


Van den Berg Joëlle, secrétaire générale Réseau IDée asbl ;


Delfosse Benjamin, Secrétaire général de Latitude Jeunes ;


Steinbach Christine, Présidente du RWADE ;


Sarnelli Sergio, enseignant et responsable d’un service d’accompagnement pour personnes handicapées ;


Monjoie Patrick, Directeur du CRIBW asbl ;


Stilmant Rita, Directrice de l’asbl Lire et Ecrire Luxembourg ;


Carly Geoffroy, codirecteur des CEMEA ;


Liens Jean-Paul, codirecteur des CEMEA


Debatty François, Directeur du SRG Foyer l’Aubépine asbl ;


Ghoul Yamina, Secrétaire générale de la Confédération des Organisations de Jeunesse indépendantes et pluralistes ;


André Marie-Hélène, formatrice à la Fédération francophone des Ecoles de Devoirs ;


Hanquet Daniel, assistant social de CPAS et membre d’associations professionnelles ;


Lahouari Najar, Président MWB-FGTB Brabant ;


Vandeberg Joseph, Président de l’asbl Culture et Développement ;


Toussaint Sylvie, Professeur à l’Ecole sociale ISFSC et pour le Comité de vigilance en travail social ;


Toussaint Philippon, Directeur du service de la prévention de Bruxelles ;


Di Felice Luisa, directrice du service de la prévention du Hainaut ;


Coyne Brendan, Secrétaire général ATD Quart Monde Belgique ;


Brouyaux Antoinette, coordinatrice d’Associations
21 ;


Tournoy Thierry, Centre régional d’intégration de Charleroi ;


Contor Nicolas, Directeur CRILUX asbl ;


Di Vincenzo Grazia, Comédie d’un jour asbl ;


Bronlet Michel, Directeur d’un centre d’insertion socio-professionnelle ;


Henrard Gilles, médecin généraliste et chargé de cours adjoint à ULiège ;


Salingros Caroline, Directrice pédagogique, aide à la Jeunesse ;


Struvay Chloé, comédienne ;


Safarian Caroline, directrice de théâtre et artiste (Espace Magh) ;


Zedet Annie, citoyenne ;


Decroly Jean-Michel, professeur de géographie, ULB ;


Nagels Carla, chercheure ULB ;


Groffils Robert, citoyen ;


Delaive Serge, écrivain ;


Damas Geneviève, écrivaine ;


Merland Bénédicte, animatrice ;


Deck-Andjaparidzé Hélène, citoyenne ;


Clausse Danielle, citoyenne ;


Menschaert Daniel, citoyen ;


Dils Johan, citoyen ;


Coenegrachts Philippe, citoyen ;


Recloux Michel, citoyen ;


de Neck Didier, comédien ;


Sez.Rukira Adrien, chanteur ;


Adam Dany, comédien ;


Colinet Jean-Louis, directeur de théâtre ;


Bonfond Olivier, économiste et conseiller au CEPAG ;


Alaluf Mateo, sociologue ULB ;


Carbonero Selena, Présidente du Bureau des Femmes de la FGTB wallonne ;


Demertzis Vaïa, corédactrice en chef de la revue Politique ;


Richard Daniel, Secrétaire régional FGTB Verviers et Communauté germanophone ;


Cue Nico, ex-Secrétaire général de la MWB-FGTB ;


Bauraind, Bruno, Secrétaire général du GRESEA ;


Lefèbvre Luc, militant LST-Luttes-Solidarités-Travail ;


Van Erps Noémie, Secrétaire générale des Femmes prévoyantes socialistes (FPS) ;


Liébin Micheline, Directrice du CeRAIC ;


Raimondi Katia, coordinatrice Infor-Jeunes Entre-Sambre-et-Meuse ;


Vanhessen Christine, Directrice de l’AMA-Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri ;


Eeklaer Fabrice, Secrétaire fédéral CSC Charleroi-Sambre-Meuse ;


Gobry Alexandre, ATTAC Bruxelles 2 ;


Pauporté Christine, ATTAC Bruxelles 2 ;


Remiche Louise, coordinatrice de l’ARCA ;


Praile David, coordinateur du Rassemblement pour le droit à l’habitat ;


Messaoudi Ouiam, Secrétaire générale ASPH ;


Bantuelle Martine, administratrice-déléguée asbl Santé, Communauté, Participation ;


Van Keirsbilck Benoît, Directeur Défense des enfants international Belgique ;


Barrelet Eleonore, coordinatrice de Agroecology in Action ;


Colinet Lysiane, citoyenne ;


Godin Nicolas, Président du Relais social urbain de La Louvière ;


Debelle Dominique, travailleur social, secteur de l’aide aux sans-abri ;


Mandiaux Arielle, Directrice de l’asbl Infor Jeunes Mons ;


Kennes Sébastien, animateur Rencontre des Continents ;


Emili Pietro, Directeur de la Maison du Peuple d’Europe ;


Fontaine Anne-Sophie, Directrice de l’AMO Passages ;


Cocu Christophe, Directeur général Ligue des Familles ;


Corongiu Antoinette, Directrice générale CVFE ;


Simon Régis, Directeur CRIPEL asbl ;


Dessicy Benoite, Directrice Centre d’action interculturelle ;


Eggen Manuel, chargé de plaidoyer à FIAN Belgium ;


Melsens Sarah, coordinatrice de la Plateforme d’Action Santé Solidarité asbl ;


Adam Valérie-Anne, Directrice de l’AMO Mic-ados ;


Kreutz Chantal, asbl Sainte-Walburge ;


Buron Jean-Yves, Vivre Ensemble Liège ;


Rixen Paul, Le Monde des Possibles asbl ;


Balsaux Didier, Directeur artistique pour les Royales Marionnettes ;


Deflandre Alain, animateur-coordinateur de l’asbl Le Kraak – CEC et EDD ;


Gerbovits Line, animatrice-coordinatrice PAC Namur ;


Toussaint Marylène, Directrice de l’action culturelle au Centre culturel de Namur ;


Orban Emmeline, Secrétaire générale Plateforme francophone du Volontariat asbl ;


Robert Patrick, Direction des services de l’asbl La Galice, Mons ;


De Munck Jean, professeur UCLouvain ;


Pinchart Sylvie, Directrice Lire et Ecrire Communauté française ;


Nemes Eric, Président bénévole ATTAC Liège ;


Vandormael Luc, Président du CPAS de Waremme ;


Lulling Anne-Hélène, Secrétaire générale de l’Interfédération des Centres d’insertion socioprofessionnelle ;


Lacroix Joëlle, Secrétaire générale FAPEO ;


de Thier Véronique, responsable politique, Régionale de Bruxelles de la FAPEO ;


Forthomme Egide, Directeur de la Maison Marie-Louise
Verviers ;


Dutillieux Bruno, coordinateur général du Relais social urbain de Tournai ;


Van de Ven Bart, coprésident RBDH/BBRoW ;


Hebborn Sarah, marionnettiste ;


Bonfanti Eve, actrice ;


Hunstad Yves, acteur ;


Delhaye Marie, Compagnie Karyatides ;


Harcq Nathanaël, Directeur du Conservatoire royal de Liège ;


Davreux Valérie, citoyenne ;


Centurione Sabrina, citoyenne ;


Bonfanti Mekdes, citoyen ;


Bloch Françoise, Zoo Théâtre ;


Vanbléricq Lauri-Anne, coordinatrice de la Chambre des Compagnies théâtrales pour adultes ;


Nutelet Myriam, Li Mohon asbl SA-AJ Marche-en-Famenne ;


Sommer Myriam, citoyenne ;


Brahy Rachel, coordinatrice scientifique Maison des Sciences de l’Homme, ULg ;


Clément Pierre, Directeur technique Festival de Liège ;


De Michele Martine, metteuse en scène ;


Sterck Anne-Sophie, comédienne ;


Nossent Jean-Pierre, Directeur général honoraire Inspection de la Culture FW-B ;


Fafchamps Jules, citoyen ;


Van Keirsbilck Leïla, membre de Rethinking Economics ;


Trionfo Aymeric, comédien ;


De Michele Catherine, responsable communication Festival de Liège ;


Blin Olivier, Théâtre de Poche ;


Enhus Els, professeur émérite VUB ;


Tenret Zoé, travailleuse des arts de la scène ;


Pierard Pascale, directrice de centre culturel ;


Hamadi Mohamed, auteur ;


Bensalah Nouzha, sociologue ;


Lanotte Jacques, Directeur général honoraire Affaires culturelles du Hainaut ;


Vanandruel Catherine, représentante Fables Rondes asbl Clowns Hopital


 


 

Cartes Blanches co-signées par RdC

mai 2020 :

avril 2020 | juin 2020

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