Midi de PAC - L’intelligence collective, cheval de Troie de l’idéologie managériale au coeur de nos associations ?


16417043218 55facece0b kPrésence et Action Culturelles est heureux de vous inviter à sa rencontre-débat, le mardi 8 mai (12h à 14h), afin d’échanger ensemble autour de l’intelligence collective.


Et si la mobilisation des outils d’intelligence collective au sein de nos organisations préparait notre consentement à la marchandisation
en cours des soins de santé, de la culture ou de l’éducation ?


Lors du prochain Midi de PAC, nous nous pencherons plus en détails sur ces questions avec trois intervenant·e·s :


avatar x largeEdith Wustefeld


Facilitatrice en intelligence collective
au sein de Collectiv-a, qui pour objectif de mieux faire connaître et
de répandre les pratiques de gouvernance partagée, de prise de décision
collective, d’autogestion, de coopération et d’intelligence collective
au sein des organisations (associations-entreprises-collectifs).


blaironJean Blairon


Docteur en philosophie et lettres. Il
est administrateur de R.T.A à Namur, un service de formation et de
recherche agréé pour le secteur de l’aide à la jeunesse, de l’éducation
permanente et de l’insertion socio-professionnelle. Il s’intéresse
aujourd’hui à l’articulation des questions éducatives et culturelles aux
questions sociales.


oliviaOlivia Szwarcburt


Coordinatrice de Rencontre des
Continents, une organisation d’Education Permanente, d’Education à la
Citoyenneté Mondiale et Solidaire et d’Education Relative à
l’Environnement engagée pour plus de justice et de solidarité. C’est un
collectif qui s’engage dans des actions concrètes et joyeuses, des
expériences émancipatrices et des résistances créatives.


 // Animation de la rencontre débat
Jean-Luc Degée (Peuple et Culture Wallonie/Bruxelles) & Pierre Lempereur (PAC)


-Date : Mardi 8 mai, de 12h à 14h
-Lieu  : Présence et Action Culturelles - Rue Lambert Crickx 5 - 1070 Bruxelles (5min. à pied de la gare de Bruxelles-Midi)

Informations/réservations : 02/545.77.68 ou par courriel (nombre de places limité, possibilité de sandwich sur demande)


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La marchandisation de notre secteur associatif n’est plus un
scénario catastrophe, mais le reflet de la mise en œuvre d’un projet
politique mettant en péril les ressorts démocratiques de notre société
comme le dénonce l’initiative « Touche pas à mon asbl ». En effet,
aujourd’hui le gouvernement fédéral est en passe de supprimer la loi
1921 sur les asbl en considérant que la majorité de celles-ci ont une
activité économique et de les intégrer dans le droit classique des
sociétés.


Dans ce mouvement transformant les échanges non marchands en
marchandises, de nombreuses organisations tentent de se réinventer en
faisant appel à un concept flou, l’intelligence collective, dont
l’utilisation courante se rapporte à diverses techniques d’animation de
groupes.


L’intelligence collective renforcerait la démocratie au sein des
organisations en favorisant participation de chacun.e, la cohésion au
sein des groupes alliant efficacité et plaisir dans la facilitation et
la prise de décision collective. A l’inverse, elle ne laisserait pas
suffisamment de place aux débats conflictuels, travaillant à la
recherche du consensus à tout prix. Certain.e.s voient même dans ses
affinités avec la sociocratie, voire avec l’holacratie, une forme
d’appropriation du renouvellement de la technologie managériale
développée pour pacifier, libérer les entreprises, responsabilisant et
favorisant la créativité des travailleurs au service de l’efficacité et
de la performance de leur seule entreprise. Désormais aux Pays-Bas,
toute entreprise fonctionnant avec la sociocratie est autorisée à ne pas
avoir de représentation syndicale !


Au vu de l’actualité politique, on peut se demander si l’intelligence
collective aujourd’hui mise en œuvre au cœur de nos associations ne
constitue pas une ruse de plus, ce cheval de Troie du management et du
capitalisme culturel, à même de s’insinuer dans tous les pans de la
société, y compris du non marchand et avec une complicité
consciente/inconsciente de beaucoup pour faciliter son entrée ? Résister
à la marchandisation du monde n’en passe-t-il pas par une prise de
conscience du contenu idéologique de l’intelligence collective ? Quel
usage éthique pour celles et ceux qui animent cette méthode peut-on
opposer aux dérives de l’intelligence collective ?


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// ... et pour celles et ceux qui voudraient déjà aller un peu plus loin...

L’holacratie, une alternative aux nouvelles souffrances du travail ?
Une analyse de Sabine Beaucamp, conseillère en éditions chez PAC 
[à lire en cliquant ici]

* L’Etat social actif, source de tous nos mots ? 
Une analyse de Sarah de Liamchine, Secrétaire générale adjointe de PAC 
[à lire en cliquant ici]

* Renforcer la participation dans les entreprises sociales : que peut l’intelligence collective ? 
Une analyse de Barbara Garbarczyk, chargée de projets chez Saw-B 
[à lire en cliquant ici]

 
Au plaisir de vous (re)voir !

Le 8 mai, de 12h à 14h

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