Retour sur la formation Cyprès : Devenir formateur d’acteur.ices relais chez RdC Sur quelques arts de former et défis à relever



Pour rappel : lien vers la formation Cyprès


Baptiste, ex-chercheur en sociologie, volontaire chez RdC depuis 7 ans, et responsable de la formation Cyprès 2021, nous partage ici son récit d’apprentissages.


Passer des coulisses à la scène…


Le 28 janvier 2014 je parvenais à obtenir quinze minutes du temps de celui que j’appelais alors« Monsieur Kennes ». Je me lançais à l’époque dans un parcours de thèse de doctorat en sociologie politique. Je découvrais la question alimentaire, le milieu militant pour la souveraineté alimentaire.


Je voulais comprendre comment ce monde associatif s’engageait, et comment il entendait engager d’autres personnes : avec quelles techniques, savoirs, dispositifs, dans une société où la transition est urgente, tout autant que la préservation de l’autonomie des personnes. J’étais loin de me douter qu’après cinq années d’enquête ethnographique suivies d’un burn-out académique, je deviendrai Responsable de formation. Qui l’eut cru ? (à part Lustucru j’entends).


Il a eu du flair « Seb » en m’ouvrant les portes de l’asbl 15 jours plus tard, au sein d’un cercle de réflexion interne sur l’évaluation et la capitalisation des expériences de RdC. En passant le pas de la porte, je crois qu’il était déjà trop tard pour faire machine arrière : j’étais voué à devenir comme celles.eux que j’observais et interviewais : une personne engagée dans des démarches d’éducation et de formation qui cherchent à déconstruire avec d’autres, de manière critique, notre système alimentaire, et à faciliter l’émergence d’alternatives, et plus largement d’un autre rapport à l’alimentation, à la société, au vivant. Admiratif, voire amoureux des protagonistes de mon terrain de recherche, j’étais piégé.


Cyprès : c’est quoi ? Quels sont ses objectifs ? Les enjeux explorés ?


C’est une formation aux enjeux de l’alimentation et de la transition des systèmes alimentaires. Simple, basique, dirait l’autre. Elle existe depuis 2010 grâce à Sébastien, et s’est longtemps appelée « cycle pro ».


L’objectif principal est d’outiller les personnes de connaissances, ressources, outils, dispositifs, techniques, afin de leur permettre de progresser dans leurs parcours d’acteur.ices relais. C’est-à-dire de les aider à développer leurs capacités à transmettre, expliquer, mobiliser, former, faciliter la participation, des publics ou des collectifs avec lesquels elles.ils sont déjà en lien, ou amener à l’être très prochainement. Et ce, à partir du thème de l’alimentation.


La formation Cyprès amène parallèlement les participant.es à acquérir des connaissances théoriques sur une variété d’enjeux du système alimentaire, et à avoir une réflexion sur leurs situations et prochaines actions à mener pour se lancer/agir concrètement. Bien qu’il ne s’agisse pas proprement d’une formation professionnelle ou à la mise en projet (la formation Hêtre de RdC l’est), l’objectif est de soutenir une démarche d’action collective créative.


Former des acteur.ices relais de l’alimentation peut se décomposer en plusieurs objectifs spécifiques :



Chez RdC, on met nos lunettes systémiques pour penser l’alimentation à travers tous ses enjeux, les liens et les interdépendances entre eux. On transmet notre vision complexe des phénomènes, la multiplicité des manières d’envisager tant les problématiques que les alternatives. Rien n’est linéaire, rien n’est simple. Cela peut être déconcertant au début, mais chez RdC, on a tendance à reformuler les questions et/ou à donner des pistes de réflexion plutôt que de donner des réponses ou des recettes toutes faites ! Ni nous, ni les personnes formées ne sont là pour dire aux personnes ce qu’elles doivent faire ou penser ni comment : si vous suivez une formation chez RdC, vous deviendrez curieux.se et chercheur.se engagé.e


En pratique, la formation se déroule moitié du temps à la Maison de la Paix à Ixelles, moitié en dehors. Chacun des sept vendredis de formation aborde un ou deux grands enjeux qui traverse les systèmes alimentaires tels que :


  • Les impacts écosystémiques du système agroindustriel


  • La santé et la nutrition


  • L’ancrage sur un territoire et les problématiques du passage à l’action


  • Les dominations de genre, sociales et culturelles en lien avec l’alimentation et la posture de l’animateur


  • La mise en projet et l’autoévaluation de son parcours, de ses ressources


  • La construction d’alternatives collectives et en réseaux


  • La souveraineté alimentaire et l’agroécologie comme alternatives politiques.


Une des nouveautés de l’année 2021 était de faire place à une perspective féministe/de genre en lien avec l’alimentation pendant une demi-journée. C’était très stimulant pour les participantes1, et également en tant que formateuR qui cumule les privilèges (blanc, homme, jeune, origine aisée :-/). Merci à nos belles et puissantes formatrices, Louise et Eleonore.



Ce thème qui pousse chez RdC depuis quelques années a déjà donné lieu à un cycle de formation spécifique pendant le confinement (Sauge), mais devrait être présent dans l’ensemble des cycles de formation selon moi. D’autres enjeux toquent à la porte, comme celui de la reconnexion aux territoires et au Vivant, amené par des auteur.ices comme Morizot, Despret, Latour, Benasayag, Porcher etc. ; ou de celui de la résilience de nos modèles alimentaires en lien avec les effondrements en crous et à venir. Je crois que RdC a l’art de rester à l’écoute des enjeux qui émergent et de travailler constamment à les transcrire dans ses processus éducatifs. Quand le temps est disponible ! Ce même temps qui est un enjeu qui m’est cher. On y reviendra…



1er jour de formation : expérimentation du jeu de la ficelle permettant de modéliser notre système alimentaire de manière systémique et de voir les liens entre différents enjeux.


 


Pourquoi former des acteur.ices relais ?


Nous avons délibérément choisi de ne pas nous limiter au public des EFA (Educateur.rice, Formateur.ice, Animateur.ice), ni à celui des professionnel.les, ni à celui des personnes qui mènent des projets entrepreneuriaux. Cette année, nous avons accueilli : deux personnes qui montent une asbl de sensibilisation à l’alimentation et à l’environnement auprès d’écoliers ; deux personnes passionnées de cuisine souhaitant donner des ateliers culinaires ; deux personnes en reconversion professionnelle issues du travail social et du graphisme ; deux personnes chargées de favoriser les circuits courts en région Liègoise intéressées à développer un pôle de formation.


Cyprès veut se situer à l’intersection de tous ces publics susceptibles d’être des relais d’une autre alimentation. Former une variété d’acteur.rices relais permet selon nous de contribuer à démultiplier les impacts de la formation auprès d’une diversité de publics. De plus, chaque acteur.ice relais est la.le mieux placé.e pour interagir avec « son » public. La formation Peuplier se situe dans la même démarche, mais se spécifie sur les enjeux d’éducation et de diversité sociale et culturelle.


Former des acteur.ice relais provient aussi d’une certaine humilité chez RdC : celle de se savoir ni compétente ni légitime à mener des processus éducatifs avec tous les publics et de laisser chaque acteur.rice le soin de le faire, au moyen des méthodes de base (à l’inverse de recettes prêtes à l’emploi) transmises en formation.


Cette variété de personnes est une originalité qui fait selon moi la force de la formation. C’est tout autant un défi : faire en sorte que chacun.e trouve des ressources adaptées à son contexte d’action. Cela demande une capacité d’adaptation de la part des formateur.ices en tout début de formation, qui peuvent être amenés à modifier le programme des journées, les thèmes centraux, les consignes des exercices etc. Je pense que c’est une force de RdC d’être à l’écoute des attentes et besoins de ses participant.es. Cela requiert une capacité à rebondir (parfois à improviser) de la part du formateur. Et là, RdC peut compter sur sa panoplie d’outils, de techniques, de contacts, sa capacité à travailler en équipe, en partenariats, pour construire des modules de formation qui se veulent au plus proche des besoins des participant.es.


Construire un cadre de formation inclusif et qui donne de la puissance d’agir : une posture et des méthodes à la hauteur du défi ?


Les participant.es font régulièrement part de leurs malaises : faut-il être expert.e de l’alimentation ? Suis-je légitime à délivrer tel ou tel contenu/discours ? Comment ne pas être jugeant.e ? Comment rendre acteur.ice et auteur.ice et pas seulement consommateur.ice ? Comment préserver l’autonomie des personnes dans leurs actions et leurs réflexions tout en donnant des pistes ?


Former des acteur.ices relais, ou des formateurs, c’est avant tout aider chacun.e à trouver sa posture d’acteur.ice relais pour veiller à développer le pouvoir de (son public) et non pas le pouvoir sur (son public). Ma collègue et amie Margot ne disait pas autre chose quand elle promouvait une « posture de rencontre plutôt que de la Good Food en perfusion » dans un article de la Mauvaise Herbe, ou lorsque Christine Mahy dénonçaient dans Tchak ! certains ateliers cuisine qui entendent « éduquer les pauvres ».


Cela reste selon moi un ÉNORME défi : permettre l’appropriation des enjeux par chacun.e sans reproduire les dominations socioculturelle d’un certain « bien manger » (Good Food = Good People ?), surtout lorsque l’on est soit même empêtré de privilèges et dans une volonté de vouloir engager d’autres personnes (le propre du militantisme) ! Nous cherchons à ce que chacun prennent conscience de son positionnement, de la dérive de « dire aux autres personnes qu’elles devraient faire ». Pour cela nous transmettons des balises éthiques et méthodologiques sur la posture de l’acteur.ice relais pour veiller à ne pas reproduire un certain nombre de dominations, qu’elles soient de genre, socioéconomique, socioculturelles etc. C’est pourquoi il est important de faire des allers retours entre l’expérience et les savoirs des participant.es avec les contenus et ressources de formation.


Un bon point pour la formation Cyprès, et pour toutes les formations de RdC, c’est de porter une attention particulière à l’inclusion ainsi qu’aux éventuelles relations de pouvoir, et de les intégrer comme balises éthiques et méthodologiques du métier d’EFA pour permettre à chacun.e de développer sa propre puissance d’agir. Rien qu’énoncer ces phénomènes, les conscientiser, les travailler collectivement, c’est une force du collectif RdC selon moi. Nous appliquons la même démarche d’horizontalisation et d’inclusion dans notre gouvernance interne - mais il s’agit une autre histoire que celle racontée dans ce récit…


C’est pourquoi on porte un soin particulier à l’instauration d’un cadre (que l’on’ appelle aussi « membrane ») qui bâtisse une dynamique d’échanges, d’écoute, de participation : chaleur de l’accueil, décoration colorée, petits biscuits, café et tisanes, convivialité des activités, bienveillance des relations, ouverture aux apports propres à chaque personne. Un cadre qui donne place à l’expression de chacun.e, à ses réflexions, son état d’esprit, ses humeurs, son expérience vécue, et pas uniquement aux connaissances théoriques. L’idée est de créer du lien (et pas seulement du « réseau ») entre participant.es et formateur.ices dans un cadre sécurisant/hospitalier , et que chacun se mette au service des autres dans une dynamique d’intelligence collective. Voilà l’esprit des formations made in RdC.



Typiquement, comme le veut l’adage d’éduc pop’ « le savoir est dans le groupe », nous commençons toujours les journées par de petits modules permettant à chacun d’exprimer librement son ressenti, son avis, ses idées, sur les enjeux de la journée : par exemple : « selon vous, manger est-il un plaisir ou une galère ? » ; « l’alimentation industrielle nuit à notre santé ? » ; « êtes-vous déjà allé plus de trois fois à Walibi ? » (haha).


RdC a vraiment l’art, je crois, de s’adresser aux participant.es comme à des Personnes. Je veux dire, dans toute leur entièreté, leur fragilités. On vient souvent toucher les intimités, les sensibilités, et on veut leur permettre d’exprimer ce qu’ils.elles ressentent à chaud dans un cadre sécurisant. Nous ne nous adressons pas à des cerveaux qu’on chercherait à remplir. Et la volonté est de donner de la place à tout ce sensible qui est trop souvent hors du cadre de l’éducation au sens large.


Une attention toute particulière est attachée au plaisir de manger ensemble  : auberge espagnole, découverte d’Horeca alternatif, atelier cuisine, atelier tartinade végétale. L’alimentation est un thème plus que propice pour se réunir, partager, mieux se connaître, et ainsi constituer une véritable dynamique de groupe. Dans les liens construits se construit déjà un autre rapport à l’alimentation, aux autres, aux monde. Le changement est culturel, et réside dans la qualité des liens que l’on crée en formation.



Le jardin de la Maison de la Paix


Et l’on oublie pas de prendre en compte le rôle des actants non humains présents (objets, végétaux, sons), ainsi que celui des architectures invisibles (disposition spatiale), afin de créer le moins d’asymétries de pouvoir possibles.



Les discussions assises en rond, sans table, avec une parole tournante, sont un exemple d’architecture invisible qui tend à aplanir les relations de pouvoir


En tant que formateur.rices, même en nous inspirant de méthodes d’éducation populaire allant en ce sens, nous n’avons pas de maitrise de tous les phénomènes qui nuisent à l’inclusivité et à l’autonomie. Les méthodes de formation ne sont pas les seules responsables : les financements, les lois, les normes, l’organisation de la ville, jouent leurs rôles aussi. Mais une formation est un espace privilégié d’interactions et d’échanges que l’on essaye de soigner au maximum pour permettre des apprentissages qui tendent vers le développement de sa propre puissance d’agir.


Cela m’amène à préciser que selon moi les savoirs-être et savoirs-faire permettant d’instaurer un cadre bienveillant et convivial ne garantissent pas d’office l’inclusion au sein d’un groupe. C’est en fait assez facile d’être convivial et bienveillant avec les personnes qui nous ressemblent, et ça ne garantit pas le respect et la mise en valeur de l’Alterité. Nous devrions peut-être nous donner davantage cette mission de rencontre de l’Alterité comme intention prioritaire, nourrie par une vision politique critique des inégalités et des oppressions.


Par conséquent, je pense qu’un défi de la formation serait de s’adresser à des personnes extérieures aux réseaux déjà bien engagés et sensibilisés, et donc déjà forts avancés dans leurs connaissances théoriques des enjeux. Et ce pour ne pas renforcer le repli sur soi des bien-pensants. Et pour démultiplier les impacts de nos formations. Peut-être en communiquant auprès d’autres mondes, d’autres secteurs d’activités, pour lesquels l’alimentation est moins central ?
 


Construire un parcours d’apprentissage cohérent, varié, équilibré : un jeu d’improvisation équilibriste


En tant qu’apprenti formateur, j’ai beaucoup apprécié toutes les réflexions pédagogiques qui ont accompagné la construction de cette formation. Penser les objectifs de chaque journée, le fil rouge pédagogique du cycle, l’enchaînement des séquences/modules pour emmener le groupe sur un chemin d’apprentissage cohérent afin de les préparer au mieux à leur rôle d’acteur.rice relais. Préparer en amont avec les intervenant.es extérieurs leurs présentations, les rendre dynamiques, participatives. Cela en fait des choses à organiser, à penser, à discuter. Surtout lorsque l’on travaille en binôme de formateur.ices.


J’aime beaucoup pratiquer la slackline, marcher sur cette sangle très tendue entre les arbres, qui demande une certaine adresse, et surtout une capacité à s’adapter aux mouvements de la corde que l’on ne maîtrisent jamais complétement. Être formateur n’est pas si différent : il faut savoir lâcher prise et se laisser aller au gré des mouvements dynamiques pour trouver l’équilibre. Ne rien forcer. Ecouter les besoins et les réactions des participantes, rebondir avec du savoir froid quand c’est opportun, faire émerger des savoirs chauds, s’engouffrer dans une brèche, une disgression, puis revenir au fil rouge de la journée. En position de formateur, j’ai pu commencer à apprendre cet art de l’improvisation et de la juste présence. S’adapter aux mouvements des participant.es, comme à ceux de la slackline, que le formateur ou le slackliner ont eux-mêmes insufflés, c’est entrer dans une danse qui ressemble à un jeu d’équilibre, d’actions réactions, c’est en fin de compte travailler avec du vivant. Rien n’est figé, ni mécanique, tout bouge, parfois déborde… Parfois on tombe, aussi, comme sur la slack line



J’ai remarqué que l’on peut être facilement tenté de « mitrailler » les participant.es à coup de contenus, de ressources, de contacts. Surtout en tant que nouveau formateur, un peu inquiet de manquer de choses à partager/apprendre. Plonger nos participant.es dans ce foisonnement que connaît le secteur des alternatives en matière d’alimentation, c’est prendre le risque de les noyer, et de les renforcer dans ce sentiment déjà bien trop présent d’être débordés par les choses à faire, à penser, à lire ? N’y a-t-il pas là un défi de civilisation ?


Dans tout cela, l’art du formateur est aussi de sentir à quel moment les participant.es ont besoin de dynamisme, et à d’autres de calme et de lenteur. Il ne faudrait pas non plus qu’ils.elles s’endorment pardi ! Tout est affaire de dosage, comme en cuisine.


Est-ce qu’il ne serait pas plus judicieux de veiller à prendre le temps de découvrir, d’intégrer les choses une par une, plutôt que de rendre trop denses et éparpillées les journées ? Chaque formateur.ice a son énergie, sa sensibilité, et équilibre différemment ses journées. Je crois beaucoup pour ma part au TEMPS, comme manière de pouvoir mieux entrer en « résonance »1 avec ce qui se passe en formation, c’est-à-dire se mettre en lien véritablement avec ce qui (se) passe en formation : contenus et ressources, se nourrir, échanges interpersonnels. Par exemple, nous proposons de plus en plus des moments d’écoute active en binôme. Ou alors des tours de réactions à chaud. Des moments d’évaluation a posteriori.


Rencontre des Continents veille à ce que chaque journée de formation soit variée et équilibrée en terme de contenus, d’énergies, de visions. En particulier, le fait d’alterner entre des moments de formation amenant à la dénonciation et d’autres moments à l’énonciation (d’autres possibles), ce qui permet qu’aucune journée ne soit trop plombante ou trop optimiste. C’est aussi varier les pédagogies et manières d’apprendre. Par exemple, alterner entre des présentations d’intervenants faisant appel au raisonnement et à la mémorisation ; un atelier cuisine mobilisant le corps, le faire ensemble, le goût ; des exercices en sous-groupe et des présentations en plénière privilégiant l’expression orale, la créativité artistique, l’écoute active ; ou encore des exercices introspectifs et imaginatifs comme le rêve éveillé ou la rivière d’apprentissage.


Inviter des intervenant.es extérieur.es à chaque journée est aussi une manière que RdC a de rendre ses journées de formation plus pointues et plus dynamiques. Faire rencontrer des acteur.ices et projets d’alimentation en RBC permet de donner une meilleure connaissance du maillage agroécologique aux participant.es  : savoir à qui s’adresser ? ou trouver des ressources ? Ici, le travail de mise en réseau de RdC est ici très utile.


Je vous propose quelques clichés qui montrent cette diversité de dynamiques et de pédagogies lors de la formation Cyprès 2021 :



Atelier pâté végétal : outil incontournable de RdC
 



Le rêve éveillé, un dispositif d’écologie profonde pour penser le présent en se projetant dans l’avenir



Travail en sous-groupe avec un photolanguage animé par Cultures et Santé asbl



Visite du Champ du Chaudron, à Anderlecht, avec Bertrand et Clara.



Potentia : un jeu pour penser l’agir collectif au sein d’alternatives. Avec Eric Petitjean, de l’ONG Quinoa



Intervention d’Aumaury Ghijselings sur la souveraineté alimentaire


La mise en commun de ressources, d’idées, de contacts, à travers des exercices participatifs, ont lieu à chaque journée. Car, comme on le dit en éducation populaire, le savoir est dans le groupe.




Mise en commun de ce que chacun.e a à offrir et a besoin




Construction collective d’une galaxie des acteurs et dynamiques agroécologiques



Gratitude conclusive


C’est une des grandes forces de RdC de faire confiance et de donner confiance à ses volonterres en leur confiant des responsabilités. Savoir offrir des possibilités d’apprendre et de développer sa puissance d’agir, est un Bien très précieux. Livrer ce récit réflexif est une manière pour moi de rendre la pareille au collectif.


Vous l’aurez compris, j’ai l’impression d’avoir autant appris que les participant.es de l’édition de Cyprès 2021. Me voilà bien nourri… Mais pas rassasié :-p JAMAIS !


Merci à Sébastien d’avoir pris à cœur de m’accompagner et de me transmettre tout ses savoirs, savoirs faire, savoirs être. Un binôme de choc !



 


Vous voulez vous lancer dans le rôle d’éducateur/formateur/animateur ? Paré.es au décollage ?


Youhouuuuuuuuuuuuuu !


NB : Tous ces apprentissages ne pourront jamais se déployer dans des formations dispensées en ligne. La coprésence apprenante et sensible sollicitent nos cinq sens (si pas plus) simultanément. L’émulsion n’aurait jamais pris si nous n’avions pas été présent.es ensemble


Être formateur chez RdC, c’est comme croquer du fenouil à pleine dent…



 

A lire en ligne

décembre 2021 :

novembre 2021 | janvier 2022

Inscription à la liste de diffusion
    • Liste de la newsletter