Actualités du 31 août 2019







  • Les Mémorandums et documents de plaidoyer politique




    Bilans et positionnements


  • Faire évoluer son regard sur l’alimentation, adopter de nouveaux réflexes culinaires et développer sa créativité et sa technique, tels sont les objectifs du Cycle Orme : initiation en cuisine écologique et politique, proposé par Rencontre des Continents et ses volonterres. 


    Il allie réflexion et pratique pour mieux comprendre son assiette, l’organiser de manière écologique, et expérimenter concrètement et collectivement tout cela dans une
    ambiance conviviale !


    Le prochain cycle "Orme" d’initiation à l’AD commence en Novembre !


    DATES DU PROCHAIN CYCLE  :


    1. Mardi 12 Novembre


    2.Mardi 19 Novembre


    3.Mardi 26 Novembre


    4.Mardi 3 Décembre


    5. Mardi 10 Décembre


    de 18h15 à 22h30


    Les places étant limitées à 14 personnes,vous avez la possibilité de montrer votre intérêt en remplissant un petit formulaire. Vous serez prioritairement contacté mais une présélection se fera en fonction de vos attentes et profils. Nous rappelons que ce cycle est un cycle d’initiation et non d’approfondissement.



    Avant de vous préinscrire, nous vous invitons à aller sur la page de présentation du cycle "Orme" d’initiation en 5 mardis soirs : c’est par ici



    Ce cycle est soutenu par :



  • Comme chaque année, Rencontre des Continents est enchantée de vous proposer de nombreuses formations et animations en lienS avec l’alimentation durable, la souveraineté alimentaire, les pratiques culinaires créatives, la mise en projet, l’éducation-animation-formation, l’accompagnement de projet, le secteur professionnel de l’AD à Bruxelles, l’intelligence collective, la systémique, l’effondrement… et bien d’autres choses insoupçonnables !



    Merci à Matthieu Van Niel, volontaire chez nous, pour ce magnifique arbre de formation ;)


    Certaines formations sont ouvertes à toustes, d’autres aux acteur.trices relais (animateur.trices, porteur.euses de projets, éducateur.trices, formateur.trices...). Pour vous orientez, nous vous conseillions de prendre le temps de lire chacune des pages présentant une formation (que vous trouverez sous l’onglet « Activités – Formations  »).


    - Formation "Orme"(2nd semestre 2019) :
     Initiation à la cuisine écologique et politique


    - Formation "Hêtre"(2nd semestre 2019) :
     Découverte du secteur de l’alimentation durable


    - Formation "Peuplier"(septembre 2019) :
     Éducation et diversité culturelle


    - Formation "Cyprès" (2020) :
     Agir, sensibiliser et penser le monde autrement - (se) former à l’alimentation durable


    - Formation "Saule"(2020) :
      Éduquer à l’AD, un métier, une science, un art !


    - Formation "Aubépine"(2020) :Éducation et approche systémique


    - Formation "Mélèze"(2020) :J’ai un projet en Alimentation durable


    - Formation "Frêne"(tout le temps) :
     Formations, animations, renseignements, accompagnement à la demande


    - Formation "Sureau"(2020) :
     Animateur.trices Jeu de la Ficelle et Potentia - La puissance de l’agir collectif !


    - Formation "Arbousier"(2020) : Collapsologie et éducation populaire


    Pour toute demande d’animation, de formation, d’intervention sur mesure dans le cadre de votre projet, de partenariat lors d’un événement en lien avec l’alimentation durable à Bruxelles... ou pour toute autre chose - on a conscience de votre créativité débordante et on adore ça - merci de bien vouloir prendre quelques minutes pour remplir le formulaire de demande (disponible sur la page « contact »). Cela facilitera nos échanges à venir et nous permettra de vous faire un retour ou une proposition au plus près de vos attentes.


    N’hésitez pas à prendre contact avec l’équipe si vous souhaitez plus d’infos !


    Belles vacances et au plaisir de vous rencontrer à la rentrée au détour d’un des multiples chemins de notre forêt !



     



  • Vous êtes formateur·trice ou animateur·trice et souhaitez intégrer une dimension genre à votre pratique ?


    Cette formation vous propose la maîtrise des concepts, outils théoriques et pédagogiques de l’approche genre en développement.


    L’approche genre est à la fois un concept sociologique, une méthode d’analyse et un outil de transformation sociale. Il met en évidence le fait que les rôles féminins et masculins ne sont pas définis par le sexe (caractères biologiques), mais évoluent différemment suivant les situations sociales, culturelles et économiques.


    Élaborer une formation visant la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes conduit à une prise de conscience des parcours de vie professionnelle et personnelle, de ses propres valeurs et représentations de la société. La capacité à se remettre en question est une exigence pour toute personne impliquée dans les formations en genre. Le Monde selon les femmes met son expertise au service de l’accompagnement des participant·e·s dans ce
    cheminement.


    Méthodologie : Exposés, grilles d’analyse appliquées à l’expérience des participant·e·s, méthodes participatives, travail en sous-groupes, allers-retours vers la pratique entre les 3 modules de formation.


    Durée : 3 x 5 jours (9h - 16h30)

    Du lundi 19 au vendredi 23 août 2019


    Du lundi 18 au vendredi 22 novembre 2019


    Prix : 1000 € (le prix ne doit pas être un obstacle, contactez-nous)


    Dossier d’inscription à renvoyer à  :


  • Le plus grand défi de l'histoire de l'humanité


    L’auteur s’est fait connaître du grand public lors de l’appel lancé dans le journal Le Monde du 3 septembre 2018, signé par 200 scientifiques, artistes et philosophes. Sur des thèmes aussi variés que « la vérité dans les sciences », les trous noirs ou les relations sciences – art, il parvient à être passionnant et même compréhensible ! Sauf bien évidemment par certains, qui sont surtout préoccupés par la longeur de ses cheveux ou les bracelets qu’il porte au poignet.


    Quelques vidéos (dont la conférence Climax : Harceler le politque face aux catastrophes) sur le même thème rendirent cet astrophysicien philosophe très médiatique.


     


    Quand il sort de ses spécialités (physique des trous noirs et cosmomlogie entre autres) il se présente simple citoyen, tentant de relayer auprès du grand public et des politiques le désarroi de ses collègues climatologues et biologistes. Il assume son propos comme naïf et le revendique, estimant « vital de porter par tous les moyens possibles la question cruciale ici évoquée au coeur du débat public et au centre de l’action politique. » Il écrit en tant « qu’habitant de le Terre et membre de la tribu des vivants » ! Pour lui, nous sommes dans une « métacrise » : « le plus grand défi de l’histoire de l’humanité », un « crime contre la vie ».


     


    Cette « question cruciale » ne se limite donc pas au réchauffement climatique. Il écrit dans son premier chapitre, nommé « le constat » : « Nous faisons face à une situation sans précédent. L’avenir est en danger. » L’édifice de la vie est fragile, nous y sommes inclus et cet édifice est en danger. La vie se meurt … ! La sixième extinction massive de l’histoire de la Terre est en cours. La protection du vivant ne peut plus dorénavant constituer un chapitre de nos préoccupations, mais en devenir l’élément centre, le noyau.


    Mais pour l’auteur la révolution écologique ne peut qu’aller de pair avec une révolution sociale, économique, politique, philosophique, poétique, éthique.


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           Marina Bitter


     


    La plupart d’entre nous n’obtiendront peut-être pas d’informations nouvelles avec ce petit livre mais il reprend, tant « entre les lignes » que dans le texte, plusieurs des questions fondamentales de notre époque : un rapport aux sciences ou qui parle ? Une redéfinition du progrès ou que voulons-nous ? Une transformation de nos modes de vie ou qui change ? La nature des satisfactions ou qu’est-ce qui nous rend heureux ? Les impasses sont multiples.


    Si la question climatique est bien souvent mise en avant actuellement, la perte de biodiversité, l’effondrement du vivant, constaté déjà bien avant les effets de la perturbation climatique, prend une place fondamentale dans son essais. « Le dérèglement du climat n’est donc pas – tant s’en faut – le seul motif de préoccupation alarmant. » Disparition des écosystèmes, océans de plastique, déforestations, pollutions, … nous ne laissons plus de place pour les vivants non humains » !


     


    Le défi qui se pose à nous est d’une complexité incroyable. Il nous faut « redessiner notre manière d’habiter le monde »


    Grande proposition donc, si difficile encore à accepter : nous dépendons de la cathédrale du vivant. Et ceci engendre des changements tant techniques, politiques, économiques que philosophique, éthique et esthétique. « … c’est toute notre conception de la nature qui doit être urgemment repensée. » 


     


    Dans les chapitres suivants (Des ébauches d’évolutions simples, L’évolution profonde), il nous propose de multiples pistes d’action. Ce qui est intéressant, c’est la richesse, nous dirions la complexité, de ses propositions. Il n’y a pas une chose à transformer, mais de multiples gestes quotidiens, notre façon de penser le monde, le rôle des politiques, notre idée du bonheur … 


    Si l’une des forces de la proposition d’Aurélien Barrau est son appel aux décisions politiques fortes, c’est surtout grâce à son art d’expliquer en quoi des restrictions de liberté sont indispensables pour que nous puissions être libres ! 


     


    Difficile de ne pas proposer le lien avec le très bel article d’Emeline De Bouver dans le Magazine Symbiose 122.  Elle développe cette idée des engagements multiples : « Ma proposition serait en effet de développer une vision globale des défis qui nous attendent. Le défi écologique n’est pas uniquement une invitation à changer nos comportements de consommation au quotidien, c’est aussi un défi politique, relationnel et culturel. Mais comme on ne peut pas chacun.e tout faire, l’idée serait de se diviser le travail, de s’investir davantage dans certains domaines tout en valorisant les formes d’engagement autre que les siens. … Soutenons plutôt une proposition plurielle des modes d’engagement dans la transition. »


     


    Un petit livre à s’offrir et à offrir autour de soi. Accessible pour la modique somme de 8,70€ !


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     



  • Du 13 au 25 mars 2019, les événements de Transition Now ont réuni 1300 personnes durant 8 événements principaux qui ont réuni des acteur·trices de la société civile, animé·es par la conviction qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Après s’être uni·es pour créer un moment de convergence et de déploiement de la transition ici en Wallonie, et ailleurs dans le monde, ils publient leur manifeste !


    L’objectif : Accélérer la Transition écologique et solidaire

    Découvrir le Manifeste !


     


    Fait unique en son genre, un ensemble d’acteur·trices de la société civile, animé·es par la conviction qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, se sont unis pour créer un moment de convergence et de déploiement de la transition ici en Wallonie, et ailleurs dans le monde.

    Pour savoir où en est le projet à l’heure actuelle,rendez-vous en bas de page, dans la rubrique « Et maintenant ? ».

    Qui sommes-nous ?


    Aux manettes du projet ?
    Associations environnementales, collectifs citoyens, ONG Nord-Sud… une série d’organisations opérant dans des champs divers de la transition, fédérations ou réseaux regroupant un grand nombre de membres... Nous couvrons différents champs thématiques, différents secteurs ; nos modes d’action et d’activités sont variés, se complètent et se renforcent. Et plus que jamais, nous sommes animé·es par la conviction qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. 


    Qui est monté à bord ?
    Nous avons emmené avec nous un nombre important de passager·ères. Les membres d’associations de divers secteurs (social, environnement, culture, santé, éducation,
    coopération au développement, entrepreneuriat durable…), les académiques, les chercheur·euses, les acteur·trices économiques et politiques.

     

    Pourquoi ?


    Nous avons décidé de créer un momentum au mois de mars 2019, un temps de convergence, de réflexion et de construction inter-secteurs et inter-acteur·trice·s autour de la transition écologique et solidaire.


    L’objectif : identifier les verrous du système qui empêchent le déploiement de la transition, ici et ailleurs dans le monde, et construire des pistes concrètes pour amplifier la transition, notamment sur la plan du fonctionnement de notre démocratie.


    Force est de constater qu’aujourd’hui, même si la prise de conscience de cette nécessaire transition semble se généraliser, nous sommes encore loin d’assurer un futur viable pour la planète. De nombreux verrous empêchent la transition de changer d’échelle et de se déployer à tous les niveaux de la société. Il s’agit pourtant d’un cap résolument nécessaire.
    Ces verrous sont multiples – politiques, éducatifs,
    économiques, sociaux, culturels, psycho-sociaux, anthropologiques … – et agissent à différents niveaux : individuel, collectif et institutionnel. C’est dire si la tâche s’avère ambitieuse, ardue, passionnante !


    Notre intention a été de mener cette réflexion de manière inclusive, parce que nous pensons que c’est au départ de ces intelligences collectives que nous pourrons renforcer la transition, chacun.e à partir de nos leviers d’action.

    Et maintenant ?


    Grâce aux riches et nombreux inputs de l’ensemble des événements de Transition Now, les partenaires sont fiers de présenter le Manifeste pour une Transition Ecologique et Solidaire, ainsi qu’un premier bilan des événements du cycle Transition Now. Pour les lire, rendez-vous sur le lien suivant !


    Accélérez la Transition Écologique et Solidaire.


     

    Partenaires

    Ces organisations nous soutiennent pour certains événements

     


     


  • Retour de Stefano, participant au cycle d’initiation en cuisine écologique et politique







    Commençons par le commencement... Quel est ton parcours ? Comment as-tu eu connaissance de notre cycle d’initiation en cuisine écologique et politique ? 



    J’adore cuisiner ! Cuisiner sous toutes les formes, de toutes les manières… J’ai beau ếtre italien, j’aime bien mixer les choses. À la base, ma compagne et des amis m’ont offert le cyle comme cadeau d’anniversaire. Ma compagne en avait eu connaissance par le biais d’une collègue qui a suivi le cycle. À partir de là je me suis dit “Tiens c’est intéressant, pourquoi pas !”.



    En ce qui concerne mon parcours, il n’est pas du tout en lien avec l’alimentation à la base. Je suis architecte de formation. J’ai un bureau d’architecture où je construis, rénove,... à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre ! Je touche également un peu au design et à la décoration d’intérieur, et à côté de ça j’aime tout ce qui touche à l’art, à la photo et enfin.. j’aime la cuisine.



    Et qu’est ce ce cycle t’a appris en cuisine justement ?



    Je ne veux pas en faire mon métier mais avec Rencontre des Continents, ça m’a permis justement de rajouter une corde à mon arc ! Ce cycle m’a permis de découvrir des choses que je connaissais pas... notamment sur les différentes cuissons et les différentes manières de cuisiner les légumes ou d’en faire par exemple des tartinades (recette ci dessous). C’était super intéressant comme première approche pour faire découvrir les différents aliments qu’on allait utiliser pendant les 5 séances du cycle.





    Les principes de base de l’assiette écologique se basent sur la répartition suivante des aliments dans notre assiette :





    * prix indicatif en aliment biologique



    * proportion par repas pour une personne (avant la cuisson)



    Les tartinades, c’était lors de la 1ère soirée ! Par la suite tu en as refait chez toi ?



    Malheureusement non... je suis papa d’une petite Valentina de 3 mois et nous n’avons pas trop le temps de cuisiner ! On fait plutôt des tambouilles, on fait un mix qu’on fait cuire à la vapeur ou au wok. Récemment c’était lentilles, pommes de terre, courgettes, aubergines, beurre de cacahuète, sésame et feuilles de menthe…. salé et poivré.



    En accompagnement, une petite salade faite récemment, c’est concombre-pastèque-menthe et vinaigre balsamique de dattes. A noter !



    Merci pour le partage de tes recettes estivales ! Et un mois après, quel bagage gardes-tu de ce cycle ?



    Le bagage que j’en ai récupéré, c’est l’échange avec certaines personnes et surtout ce que j’ai appris sur des produits jamais utilisé ! C’est plutôt ça que j’ai emporté avec moi... Sur base des recettes qu’on nous a transmis et surtout le fait qu’il y a moyen de manger tellement mieux et sainement sans devoir effectivement aller dans un supermarché et acheter des produits tout fait, transformés ! Y a rien à faire on est tous dans une vie active très prenante et stressante... et pourtant ça peut aller très vite de cuisiner quelque chose en 15/20 minutes. 



    On peut avoir quelque chose de prêt rapidement sans dépenser des sommes folles et polluer encore plus que ce qu’on fait d’habitude, c’est à dire ne pas réfléchir et acheter n’importe quoi et à n’importe qui ! Voilà, ça je crois que c’est un des points important que j’ai pris de cette formation. 



    De mémoire tu te rappelles de l’assiette écologique et les 7 critères qui sont nos fils rouges de ce cycle ?



    Pas vraiment... J’avoue, je n’ai pas de copion sous les yeux. Je me rappelle du visuel mais je n’arrive pas à les retrouver.



    Ok sans les énumérer tous, est ce qu’il y en a qui t’ont marqué ?



    Il y a le local qui m’a marqué. On a eu une grosse discussion sur le local et le paysan. On a fait un chouette débat mouvant également où la question était “Acheter bio ça ne pas va sauver le monde". Je crois que j’étais le seul à être d’accord avec cette affirmation. Tout d’abord parce qu’il y a le côté financier des gens et que certaines personnes ne sont pas sensibles à acheter bio ou n’ont pas la connaissance de ce qui est présent sur le marché ! Et justement le travail de sensibilisation que vous faites est très bien parce que vous allez vers des gens qui n’ont pas cette connaissance là… Pour moi, il faut aller plus loin... comme simplement faire de la sensibilisation scolaire... pour les tout petits déjà. Peut être déjà en primaire, faire de la sensibilisation et aller jusqu’aux adultes ! Il faudrait un espèce de "permis écologique" ou apprendre le label bien manger en cours.



    Selon toi, informer sur une autre alimentation, plus durable, te semble une priorité ?



    Bien sûr ! Il faut informer sur toutes les crasses qu’on fait manger aux enfants. Par exemple, les pots de panade des enfants. On leur faire ingurgiter des sucres, des graisses qui sont pas sainess... et ce ne sont pas des sucres nécessaires aux enfants. C’est juste pour les rendre addict ! 



    J’ai le souvenir de mes deux grands-mères qui faisaient des panades pour mes petits cousins avec des légumes et c’était 1000 fois meilleurs et il y avait ce qu’il fallait pour les enfants ! Je me souviens presque du goût... et d’ailleurs c’est ce que je vais essayer de faire avec ma fille. 



    Une manière de reprendre l’héritage de tes grands-mères ?



    On va essayer, on va essayer... il faut !



    Si tu devais donner des mots clés pour décrire ce cycle, quels sont ils ?



    Gourmand : tout ce qu’on crée et cuisine, c’est délicieux et c’est fait tout le temps avec passion par les participant.e.s.



    Échanges : c’est important parce que dans les participant.es on est pas tous issus du même milieu. Il faut que ce soit mixte... Il y a cette nécessité de mixité ! D’ailleurs ça m’étonne qu’on ne soit que 2 mecs.



    Et pourquoi ça t’étonne ?



    J’ai remarqué que dans le milieu associatif, c’était toujours les femmes qui étaient impliquées, et je me pose la question pourquoi ?



    C’est une bonne question ! 



    Et pas que dans le milieu de l’alimentation... Par exemple quand on va à Esperanzah, dans le Village des Possibles, à chaque fois il y a une multitude de femmes qui représentent les asbl et y a très peu de mecs. Sans avoir ce côté péjoratif, je trouve ça bizarre, on dirait que les hommes n’en ont rien à foutre ! 



    En effet, c’est une bonne question à poser aux hommes ! La gestion du foyer s’est retrouvé dans l’histoire, de manière dominante, à la charge des femmes avec entre autres la gestion de la nourriture : courses, préparation, etc. 



    Oui d’accord et pourtant dans les grands restaurants gastro, il y a que des grands chefs (hommes).



    Tout à fait !



     



    Pourquoi ? 



    Je te propose d’aller voir l’article que j’ai écrit sur le livre “Faiminisme” de Nora Bouazzouni où elle donne des éléments de réflexions justement aux questions que tu te poses car on se pose les mêmes question en interne.



    J’avoue que le premier jour où je suis venu, le premier truc qui m’a interpellé, c’était qu’on était seulement 3 mecs.





    On ne choisit pas exclusivement des femmes mais nous remarquons que c’est essentiellement des femmes qui s’inscrivent à nos cycles. Il est vrai que si un homme s’inscrit et qu’il est motivé, nous allons l’encourager…on peut dire que c’est un peu de la "discrimination positive". D’ailleurs, un de nos volonterres aimerait proposer un cycle exclusivement aux hommes pour justement encourager les hommes à cuisiner et à s’intéresser à leur alimentation.



    Et bien écoute je veux bien participer et faire tourner avec plaisir ! 



    Quelle est la différence pour toi entre un cours de cuisine classique et un cycle avec Rencontre des Continents ?



    Je pense que le cours de cuisine classique enseigne plutôt les techniques de cuisine, les bases. Selon moi, on n’est pas obligé d’aller dans une école de cuisine pour savoir couper des légumes. Personnellement, je n’ai pas eu besoin d’aller dans une école pour savoir couper un oignon et savoir qu’il y a différentes coupes et savoir comment cuire tel ou tel aliment. Depuis tout petit déjà, je regardais ma mère ou ma grand-mère cuisiner (pour info : mon grand-père maternel était le chef du pavillon italien en 1958 lors de l’exposition universelle). Avec Rencontre des Continents, ce qui était intéressant et qui est important, c’est le fait de pouvoir utiliser différents aliments et changer d’une part et oser faire des choses qu’on ne fait pas à la maison ! Ça permettait justement de se dire qu’on pouvait cuisiner avec des céréales, avec des crèmes d’oléagineux... et faire des salades, une tartinade… On peut oser mélanger des choses ! Dans une école de cuisine, il se base sur les fondements de la cuisine c’est à dire la technique. Alors qu’ici, on n’a pas besoin de savoir tout ça, on test et puis on voit ce qu’il se passe. Ceux sont deux approches différentes.



    D’ailleurs dans nos cycles, il n’y a pas de viande ni de poisson.



    Oui mais parce que je pense qu’il n’y en a pas besoin !



    Notre cycle s’appelle “cycle de cuisine écologique et politique”... ses mots font sens pour toi ?



    Au début je me suis dit “C’est quoi cette histoire, pourquoi faire de la politique ?”. Pour moi la politique, ça ne me parle pas. Aujourd’hui, après avoir fait les 5 séances, je comprends pourquoi on parle d’écologie et de politique dans la nourriture... parce qu’en fait c’est poser un acte de se dire : je veux manger de manière saine. C’est même plus loin que le politique, ça doit être une manière de vivre. 



    Une manière de consommer. Pas le sens de gagner de l’argent mais consommer de manière raisonnée…. et raisonner c’est politique. C’est réfléchi !



    Tu as raison la première idée de ce cycle, c’est d’échanger et ça c’est faire politique !



    Oui tous les débats mouvants étaient fort intéressants.



    Tu peux expliquer ce que c’est un débat mouvant ?



    C’est une affirmation qui est posée, par rapport à laquelle on peut se positionner soit “d’accord” ou “pas d’accord”. On doit se positionner et si une personne n’est pas d’accord avec ce qui est dit, elle argumente et chacun.e peut changer d’avis et se resituer... ce qui permet un échange et une discussion intéressante... développée de manière plus rationnelle et logique !



    C’est un cycle animé par des volonterres, qu’en as tu pensé ?



    J’en ai pensé que les volonterres sont animés. Animés parce qu’ils animent mais aussi on sent qu’ils sont sensibles à ce qu’ils font et ce n’est pas juste un acte de présence, ils vont plus loin ! 



    Par exemple, Yanis m’a vraiment marqué parce qu’il animait mais il n’était pas contre les idées qu’on proposait. Il a fait un mix de toutes nos propositions et on en a sorti un menu (entrée, plat, dessert) qui était exceptionnel. 



    Pour moi, c’était la meilleure soirée, le chef d’oeuvre, la finalité... le paroxysme du cycle !



    Un plat qui t’a marqué ?



    Oui, je me rappelle du dessert. C’était une compotée de rhubarbe pochée dans l’hibiscus avec un crumble par dessus [recette ci-dessus]. C’était délicieux !



    Recette du crumble rhubarbe-fraises et noix


     



    Ingrédients : Fraises crues coupées en morceaux + rhubarbe infusée à l’hibiscus coupées en petits morceaux.
     



    Préparation :



    Four préchauffé à 180°
    Faire cuire un appareil à crumble (ici par exemple :125 gr de farine pour 110 gr de beurre pour 80 gr de sucre et 100 gr de noix de cajou mixée + noix concassées). 



    Cuire pendant 20 minutes sur plaque de cuisson (vérifier la cuisson et prolonger si besoin). Saupoudrer au dessus des fraises et de la rhubarbe emporte pièce.



    Je conseille de venir rien que pour la dernière séance car on y mange vraiment bien ! Mais pas que !!!



    Du coup on peut dire que tu as trouvé ce que tu étais venu cherché ?



    Oui c’était un cadeau mais c’est vrai que sur le long terme, j’ai un projet où j’aimerais bien aller plus loin et ne pas cuisiner que des produits achetés mais cuisiner ce que je produis et proposer une table type auberge espagnole peut-être…. mais pas faire le cuistot dans un restaurant ! 



    J’ai plutôt dans l’idée de partager une cuisine ouverte à tous ceux et celles qui seraient intéressé.es à venir cuisiner et partager leurs connaissances culinaires. 



    Je ne sais pas si ça existe déjà ? Mais ce serait dans l’idée du four à pains dans le village... On aurait une cuisine collective qui serait un lieu d’échanges où l’on participe et où cela peut donner aux gens l’envie de cuisiner…. de manière plus globale et peut-être à l’étranger... tout simplement ! 



    Super, où ça ?



    En Sardaigne... retour aux sources ! Je trouve qu’en Italie il y a la culture du bien manger et de saison. Avec le climat, on peut produire beaucoup de choses de saison et local. Ils n’importent pas énormément. Ils produisent tellement de bons fruits et légumes.



    On peut dire que ce cycle a nourri ton projet ?



    Oui, ce cycle m’a permis d’aller plus loin dans ma réflexion.



    Propos recueillis par Margot Thévenin, le 24 Juillet 2019 à 16h30.



    Sourire et gratitude à Stefano pour avoir accepté cette interview… et nous te souhaitons le meilleur pour les panades et pour ce projet en Sardaigne qui verra le jour pas à pas !









    Rue van Elewyck 35



    1050 Ixelles

août 2019 :

juillet 2019 | septembre 2019

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