Actualités du 28 avril 2021


  • En ces temps difficiles, il nous semble important de soutenir la jeunesse qui est mise de côté et montrée du doigt. Il nous semble primordial de valoriser les jeunes comme actrices et acteurs de changements qu’ils et elles sont. Nous vous relayons donc l’initiative de Mustafa, jeune maraîcher de 27 ans, qui a lancé une campagne de dons afin de pouvoir rendre viable son projet : le Jardin de Cernunnos. Un projet au service du vivant et de l’humain qu’il vous fait découvrir en BD. Encourageons la pousse de ce beau projet et soutenons la jeunesse qui en a besoin !



    Le but premier du projet est de nourrir les locaux mais Mustafa voudrait également développer un pôle formation afin de renouer les liens à la terre à travers la pratique.


    Les investissements nécessaires étant trop lourds pour lui, il a décidé de faire un appel aux dons via Miimosa : https://www.miimosa.com/.../le-jardin-de-cernunnos-de-l...


    Vous découvrirez en BD son projet via ce lien.


    Merci pour lui et pour le vivant de votre intérêt et votre participation...


     

    Que ce projet puisse éclore avec le printemps qui arrive...!

     


     

  • On estime qu’iels sont 150 000 en Belgique à vivre sans-papiers. La campagne "We are too belgium" coordonnée par la Coordination des Sans Papiers a la volonté d’arriver à un soutien de 150 000 personnes avec papier en Belgique. Iels ont donc décidé de nous interpeller, nous leurs voisin·e·s. Leur but : démontrer à nos élu.e.s qu’une part significative de citoyen.ne.s belges sont à leurs côtés dans leur combat pour une vie digne. À Rencontre des Continents nous les soutenons sans faille car nous le savons la dignité est un droit essentiel non négociable. À nous "priviligié.e.s" de déployer tout notre soutien pour qu’iels puissent accèder à cet essentiel.



    Pour signer la pétition et la diffuser amplement autour de vous : www.wearebelgiumtoo.be

    Découvrez de nombreuses vidéos sur le site internet avec des récits de personnes sans-papiers.
     
    Nous souhaitons aussi vous partager le manifeste du Collectif des Femmes Sans Papiers qui a été lu le 8 Mars dernier lors de la Journée des Droits des Femmes. Vous pouvez retrouvez le texte via le site du magasine Axelles.




     


  • Chez Rencontre des Continents, nous aimons relayer les initiatives des volontaires qui sont passé.e.s par chez nous... Nous vous proposons pour ce printemps 2021 d’embarquer avec Fée Niks pour bouger vers une tendre révolution... Douce embarquation !



    Invitation à la rêvolution

    Le printemps arrive à grand pas. La sève monte dans les arbres et en nous on peut sentir aussi l’émoi remonter, des graines d’espoir germer.
    Un vent de changement pourrait-il souffler ? Un changement de société peut-il arriver ?


    Oui, bien sûr ! Et mieux encore, c’est un changement pour changer d’air, je vous propose de rejoindre la planète T.R. La planète jumelle de la planète terre mais celle sur laquelle on fait tout le contraire.


    C’est la planète de la Tendre Rêvolution, celle sur laquelle le soin est au centre de l’organisation. Un soin pour l’ensemble du vivant, pour qu’il reste en bonne santé et de manière durable pour l’environnement. Pour changer de planète, rien de plus simple : les frontières ne sont que dans ta tête.


    Tu peux la rejoindre sainplement en le voulant, en commençant à faire ta rêvolution. Donner de la matérialité à ce changement de planète est possible. Tu peux créer un pasceport de T.R. mais ce n’est pas obligatoire... A toi de voir !


    Si tu as besoin d’une invitation plus tangible, tu peux me faire parvenir ton adresse postale et je t’enverrai une carte.

    Pour plus d’informations, tu peux découvrir mon site.
    www.feeniksrenee.care



    A bientôt sur T.R. j’espère !

    Fée-Niks Renée, ambassadaire de T.R.


  • Rencontre des Continents vous partage la super initiative de La Rue asbl qui a proposé des vidéos aux participant.e.s de leur projet "J’habite... dans mon corps" pendant cette période confinée. Une collaboration est en cours... en attendant de vous en dire plus, nous vous partageons leurs vidéos de délicieuses recettes d’ici et d’ailleurs ! Belles découvertes !


    "J’habite dans mon corps" Ateliers cuisines (confinés)



    Le projet « J’habite… dans mon corps » a ponctuellement (2019/2020) réalisé des animations auprès de groupes externes comme celui des mamans de l’école Saint Ursule, ou auprès des groupes alphabétisation de l’asbl La Rue. Et plus régulièrement des ateliers sport et cuisine auprès des enfants de l’école de devoirs, et d’un groupe hebdomadaire qui se retrouve chaque semaine pour échanger et partager son savoir sur la santé, la cuisine et pleins d’autres choses encore...


    Comment choisir ses produits ? Comment les cuisiner ? Comment équilibrer son assiette, son emploi du temps ? Comment fonctionne une maison médicale ? Où trouver des lieux où on se sent bien à Molenbeek et plus largement ?

    La Rue asbl a su se réinventer pendant cette pandémie et a continué malgré tout, à accompagner chacun·es à aller vers un monde plus solidaire.
    Pour que l’accès à l’alimentation de qualité soit un droit accessibles à tous·tes, le projet "J’habite... dans mon corps" est né. Des ateliers de cuisine "confinés", sont organisés régulièrement à deux, ainsi que des séances d’activités physiques pour les adultes et les enfants, toujours dans le respect des mesures actuelles.


     

    > Plus d’infos par ici !


     

    > Liens vers nos vidéos par là !


     


  • Communiqué de presse, 18 avril 2021


    Dans le cadre de la cinquième action de StillStanding for Culture, de nombreux lieux culturels vont reprendre leur programmation interrompue il y a 6 mois. Bravant l’interdiction d’un gouvernement qui a beaucoup trop tiré sur la corde de l’arbitraire, ils vont proposer de multiples activités entre le 30 avril et le 8 mai, dans le respect des protocoles sanitaires. Voici pourquoi…



    Les restrictions décidées fin mars ont impacté la plupart des secteurs. Le déconfinement du 26 avril était donc l’occasion de répartir enfin les efforts solidairement sur l’ensemble de la société. Occasion ratée, une nouvelle fois. Ainsi, l’idée de diminuer les contacts sociaux à certains endroits (centres commerciaux ou transports en commun, par exemple) afin de permettre la reprise progressive d’autres activités, semble ne pas avoir effleuré l’esprit des membres du Codeco. Il y a des “évidences” qui ont la peau dure.


    Pourtant, il n’y a aucune évidence à faire passer la culture derrière les grandes surfaces, les parcs zoologiques ou quelconque autre activité génératrice de contacts sociaux. Pourtant, la situation sanitaire n’explique pas pourquoi le sort des lieux culturels a été systématiquement éludé pendant des mois, ni pourquoi de nouvelles conditions sortent du chapeau gouvernemental lorsque leur réouverture est enfin abordée. Si des expériences tests sont réellement utiles, pourquoi ne les avoir pas menées au début de la deuxième vague en novembre dernier ? Les expériences (très encourageantes) menées dans plusieurs autres pays européens ne suffisaient-elles pas ? Et si de nouvelles mesures de “gestion du risque” sont nécessaires (politiques et experts évoquent, pêle-mêle, désinfection de l’air, détection CO2, testing, “pass Covid”…), pourquoi sont-elles envisagées uniquement pour les lieux culturels et non pour l’ensemble des situations et des secteurs qui réunissent un public en intérieur ?


    Mis à part la possibilité tardive et extrêmement limitée d’organiser des événements en plein air pour un maximum de 50 personnes, voilà donc la culture (tout comme la jeunesse, le sport, l’événementiel, l’horeca en intérieur, le culte…) réduite à une vague ligne d’horizon fixée à juin… Et encore : “à condition que la situation dans les soins intensifs se normalise”, précise le Codeco !


    Faut-il rappeler :


    Que la culture fait partie des secteurs dont la solidarité a été la plus mise à contribution ? Hormis les musées et les bibliothèques, les lieux culturels sont mis sous cloche depuis 6 mois. Les centres culturels, cinémas, théâtres, ont été fermés 9 mois sur 13 depuis le début de l’épidémie, soit très exactement 42 semaines sur 59. Les salles de concert n’ont jamais pu rouvrir depuis mars 2020.
    Que de nombreux acteurs culturels (notamment dans le cadre des actions de StillStanding ou des occupations de théâtres) n’ont cessé de lier leur combat solidairement avec toutes les personnes et tous les secteurs frappés par l’épidémie, en ce compris avec le personnel soignant ?
    Que, dans nombre de lieux culturels, les expériences ont eu lieu en grandeur nature entre le 1er juillet et le 25 octobre 2020, lorsque les cinémas, les théâtres et les centres culturels étaient ouverts avec des protocoles permettant d’accueillir le public avec une réduction des risques maximale ?
    Que de nombreuses expériences tests ont déjà été menées à l’étranger et qu’aucune étude n’a jamais décelé la naissance d’un cluster dans un lieu culturel appliquant ces protocoles ?
    Un mouvement d’ouvertures solidaires


    Les lieux culturels ne peuvent être tenus responsables de la situation dans les soins intensifs. Conditionner leur réouverture à de nouvelles mesures ou expériences, à des critères épidémiologiques ou aux avancées de la vaccination, c’est s’acharner à perpétuer une inégalité de traitement inacceptable.


    Il est plus que jamais urgent de sortir de la concurrence entre secteurs et de reconstruire le tissu social. Toutes les activités porteuses de sens et de lien sont indispensables aux êtres sociaux que nous sommes. Point.


    Face à la précarité grandissante des travailleurs.euses de la culture et aux conséquences que cette crise va faire peser durablement sur notre secteur, la réouverture des lieux culturels n’est qu’un tout petit pas vers un avenir moins sombre. Mais un pas que nous devons franchir sans plus attendre.


    C’est pourquoi, dans le sillage des actions menées ces derniers mois – que ce soit dans le cadre de StillStanding ou des occupations de théâtres, par le musicien Quentin Dujardin ou par le KVS (qui propose un spectacle du 26 au 29 avril)… –, de nombreux centres culturels, cinémas, théâtres et lieux associatifs s’apprêtent à rouvrir leurs portes au public.
    Entre le vendredi 30 avril et le samedi 8 mai, il y aura chaque jour des activités culturelles en Belgique : spectacles, projections, débats, musique, performances, répétitions publiques… La mobilisation sera particulièrement vive le samedi 1er mai, fête des travailleurs·euses et synonyme de conquêtes sociales.


    Ces lieux ouvriront parce qu’ils ne veulent plus attendre “que la situation épidémiologique le permette”, alors que la situation épidémiologique permet de nombreux contacts sociaux lorsqu’il s’agit d’activités plus mercantiles.


    Ils ouvriront comme ils auraient dû être autorisés à le faire depuis des mois : dans le respect des protocoles sanitaires décidés par les pouvoirs publics et qui ont été appliqués en 2020, garantissant à la fois la sécurité du public, des équipes, des artistes, mais aussi un minimum de rentabilité économique.


    Le printemps culturel est enfin arrivé !


    ➜ Le programme complet de cette reprise culturelle sera dévoilé vendredi 23 avril, à l’heure du prochain Codeco, sur le site www.stillstandingforculture.be


    ➜ À toutes les équipes des lieux (cinémas, centres d’expression et de créativité, salles de concert, bars associatifs, théâtres, centres culturels, maisons de jeunes, etc.) qui voudraient rejoindre ce mouvement… n’hésitez pas à nous contacter : contact@stillstandingforculture.be !


     


    (Photo : Charleroi Danse, 20 février 2021)



    Source : http://www.stillstandingforculture.be/la-culture-se-deconfine/


  • Intention : Travaillant avec les personnes issues de cette "diversité sociale et culturelle", notamment sur les questions d’écologie et de psychomotricité (métier du corps en relation), Astrid Galliot vous partagera son expérience de terrain et d’inspirantes réflexions glanées en chemin. Elle vous transmettra ce qu’elle entend par curiosité anthropologique, identités multiples en prenant le temps de défricher les différences entre métissage, culture hybride, interculturalité et multiculturalité. Deux demi-journées qui nous invitent au voyage, une prise de hauteur individuelle et collective pour ancrer davantage nos pratiques dans ces métiers qui nous animent !


    Dates :


    * Jeudi 20 mai - 13h30 à 17h - Forêt de Soignes - Rendez-vous au Rouge Cloître (à confirmer) :


    /// Une après-midi consacré à l’exploration pratique de ces thématiques (explorations corporelles, art du Kasala).


    * Jeudi 27 mai - 9h30 à 12h30 (en ligne ou à la Maison de la paix) :


    /// Une matinée pour revenir sur les concepts théoriques, moment pour refaire le lien avec nos vécus du 20 Mai.


    Pour vous inscrire, c’est par ici —> https://forms.gle/AiUHhgm7smmY7xsJ7


    PAF : 15 euros par demie-journée soit 30 euros pour la totalité.
    Le prix ne doit pas être un frein. Contactez nous au besoin.


    Merci de remplir le questionnaire ci-dessous :


    https://forms.gle/uB5iayYDVkAR9xnr8


    L’intervenante se base dessus pour orienter les exercices.


     



  • Rencontre des Continents a participé à ce troisième épisode du Blob, qui nous emmène à la rencontre d’acteurs et d’actrices actif·ves et militant·es pour l’autonomie alimentaire. Autour de la table, Éléonore, coordinatrice d’Agroecology in Action et membre du cercle coeur de RdC, Olivia coordinatrice de Rencontre des Continents et Catherine, membre du Mouvement d’Action Paysanne qui ont participé à ce sujet et bien d’autres encore, le tout magnifiquement orchestré par La Maison du Livre !


    La Maison du Livre à l’origine du "Blob"(en partenariat avec GSARA asbl) est un lieu culturel à la croisée de l’éducation permanente et de la promotion des lettres. Comme les autres, elle a du modifier sa programmation en pleine incertitude. La radio leur a semblé riche de possibles pour permettre de construire des rencontres en temps de confinement sans pour autant verser dans le « solutionnisme » des plateformes numériques. Le fil conducteur de la saison est "Extension du domaine des luttes et des imaginaires". Il leur a été inspiré par la crise sanitaire, qui a montré, si besoin était, que le modèle en cours n’était pas le bon et, surtout, qu’aucune spécialité n’était à même de prendre en compte la réalité des crises présentes et à venir. Il faut donc converger, débattre, réinventer. Pour la Maison du Livre, le fameux « monde d’après » n’éclora pas dans l’incantation ou l’espérance, mais dans le rapport de force. Il faut saisir le moment, se l’approprier et réfléchir ensemble aux enjeux qui se présentent, en tenant compte du passé et en incluant l’imaginaire. Ou plus précisément la capacité ou puissance d’imagination, d’invention et de création en situation qui ne s’en tient pas à l’établi ni ne se réfugie dans les limbes.



    Rencontre des Continents a participé à ce troisième épisode du Blob, qui nous emmène à la rencontre d’acteurs et d’actrices actif·es et militant·es pour l’autonomie alimentaire. Nous nous sommes intéressé aux moyens de luttes et aux initiatives mises en place pour la défendre, ainsi qu’aux enjeux sociétaux et écologiques de l’agriculture. Nous sommes parties à la rencontre d’Anaïs et Zofia, deux des porteuses du projet Smala Farming. Nous avons discuté des impacts locaux et globaux de l’agriculture intensive et l’action de désobéissance civile menée dans le cadre de la journée internationale des luttes paysannes avec Damien. Nous avons plongé dans l’histoire de « Bella Ciao », cet air mondialement connu mais dont les origines restent floues. Autour de la table, Éléonore, coordinatrice d’Agroecology in Action et membre du cercle coeur de RdC, Olivia coordinatrice de Rencontre des Continents et Catherine, membre du Mouvement d’Action Paysanne qui ont participé à ces sujets et bien d’autres encore.


    Episode à réécouter, par ici :



     


    Pour aller plus loin, visitez le site de la Maison du Livre :
    https://lamaisondulivre.be/spip.php?article927 



     


  • Depuis quelques mois, chez Rencontre des Continents, un nouveau venu arpente les locaux, répandant une nouvelle énergie dans un lieu et une équipe qui n’en attendaient pas moins. Cette personne, c’est moi, Maxime, stagiaire pour le moins comblé. Mon défi aujourd’hui est de vous partager un fragment du stage que j’ai eu la chance de passer au sein de RdC. Cela représente un véritable challenge, au vu des 3 mois aussi intenses et épanouissants que j’ai pu vivre, parsemés de rencontres, d’échanges et de découvertes.


    J’ai passé un long moment à ne pas savoir par où commencer, à avoir envie d’exprimer 24 idées en même temps. Après avoir pris le temps d’accueillir cette légère angoisse (voilà typiquement des paroles que je n’aurais pas prononcé avant mon passage chez RdC), je me suis dit que la meilleure des choses à faire, c’est de vous la partager. Par la même occasion, cela m’a permis d’écrire ces premières lignes, me soulageant ainsi de ce stress de la page blanche. Dans les lignes qui suivent, j’ai donc tenté de mettre de l’ordre dans tout ce que j’ai fait, vécu, découvert ou ressenti, dans cet océan d’expérimentations et d’émerveillement qu’a été, et qu’est toujours, mon stage chez RdC.


    Une période de ma vie entre convictions et incertitudes


    L’humain est une véritable passion pour moi. Je prends beaucoup de plaisir à rencontrer de nouvelles personnes, et à découvrir leurs personnalités, leurs points de vue sur le monde, leurs vécus,... bref, la beauté de la singularité de chacun.e. C’est d’ailleurs le but de mes études en éducation permanente : favoriser la rencontre entre différentes personnes afin qu’elles se comprennent, apprennent les unes des autres, questionnent ensemble la société, etc. , le tout dans un cadre bienveillant, où la différence est source de découverte, et non de méfiance.
    Je suis également un grand amateur de remise en question et de déconstruction. Déconstruction de la société dans laquelle je vis et de ses enjeux, mais aussi, plus récemment, de moi-même (et, en tant qu’homme blanc cisgenre, il y a de quoi faire !). C’est donc une période durant laquelle je retire énormément de toutes ces réflexions, m’émerveillant de ce que je découvre, tant sur moi-même que sur les personnes différentes de moi, et sur les relations qui nous unissent. C’est également une période parfois inconfortable à traverser, bien que cet inconfort soit presque libérateur à expérimenter. C’est donc excité, mais également stressé à l’idée de « faire bonne figure » gorgé de tous ces questionnements si intéressants qui m’habitent, que je suis arrivé pour mon premier jour de stage dans la mansarde de la Maison de la Paix.


    Une maison qui vit, et qui vit bien !


    Vous vous en doutez, ces appréhensions ont rapidement été balayées d’un revers de main. D’abord par Margot, ma référente de stage, qui m’a accueilli avec un sourire qui transpirait la sympathie. Une poignée de secondes plus tard, au détour d’un palier, je croise deux habitants de la Maison de la Paix : Jonathan et Antoine, de chez FIAN, en pleine conversation sur l’utilisation du mot « vivant » plutôt que « nature », le premier terme induisant moins une séparation avec l’humain. Il ne m’avait fallu que 5 minutes pour déjà avoir des étoiles dans les yeux : des gens tellement accueillants sont occupés à vulgariser les théories de Bruno Latour à 9h30 autour d’un bon café. J’ai d’ailleurs passé mes premiers jours à m’émerveiller de tout ce qui compose cette maison : la diversité (et la complémentarité) des associations, les stickers et posters aux murs, les livres sur les étagères, les conversations plus riches les unes que les autres. J’apprécie la réconciliation entre écologie et luttes sociales, j’étais donc servi ! 


    Une philosophie de travail inoubliable


    Mais assez parlé de cette maison, parlons maintenant de Rencontre des Continents. Lorsque je devais décrire l’ASBL à des “moldu.e.s” qui n’en avaient jamais entendu parler, je commençais souvent par expliquer que c’est une structure aux idéaux magnifiques, qui fait un travail incroyable, tout en ayant une philosophie de travail faite d’écoute, de bienveillance, d’accueil des émotions, ou encore de remise en question. Et je dois avouer que c’est ce versant là qui m’a le plus marqué, sans doute car c’est celui dont j’avais le plus besoin. J’y ai trouvé un groupe qui a mis en place un cadre valorisant et épanouissant, qui m’a permis de leur partager mes incertitudes, mes angoisses, mais également mes nombreuses découvertes, réussites et réjouissances.
    Cette philosophie se cristallise durant les réunions d’équipe. Elles illustrent parfaitement une belle différence que je crois déceler avec bon nombre d’autres associations : chez RdC, un soin important est pris pour incarner les façons de faire, de penser, de s’organiser, de communiquer que nous voulons voir dans le monde. Et ce recentrage sur soi-même (sans pour autant en oublier les nombreux combats collectifs), me semble trop peu souvent encouragé à sa juste valeur dans les milieux associatifs/militants. Ces réunions d’équipe sont un mélange d’organisation, de convivialité et de bienveillance. Accueil des émotions, communication non-violente, gratitude et valorisation du travail de chacun.e,… tout cela au sein d’une équipe composée de personnalités aussi diverses* que magnifiques, entre lesquelles règne une incroyable synergie et une belle complicité.


    Une magnifique diversité d’axes de travail


    Je n’ai fait que le survoler pour le moment, mais le travail qu’effectue RdC mérite également que l’on s’y attarde. J’étais déjà époustouflé par la diversité et la profondeur des sujets questionnés. En grand.e.s amateurices de la pensée systémique, que j’ai d’ailleurs pris grand plaisir à arpenter, iels ne s’intéressent pas qu’à la seule thématique de “l’alimentation”, mais bien à cette multitude de dynamiques qui, combinées, créent la société dans lequel nous évoluons. J’ai, par exemple, eu l’occasion de suivre la formation « Sauge » sur le lien entre genre et alimentation, d’écrire un article de soutien à la « Campagne de réquisition solidaire » de bâtiments inoccupés, ou de participer à l’organisation de la Journée des Luttes Paysannes devant l’usine Clarebout à Frameries.
    J’ai également eu l’occasion de travailler au sein des nombreux réseaux dont RdC fait partie. J’ai pris un énorme plaisir à rencontrer (souvent virtuellement) ces personnes et à travailler avec elles. Là encore, la diversité était de mise. Je rencontrais tant des membres du CNCD, que les responsables de l’Université Populaire d’Anderlecht, en passant par des agriculteurs qui venaient nous partager leurs réalités. Cette pluralité de profils permettaient des discussions très fertiles, où chacun.e apporte un point de vue aussi différent que précieux. J’ai d’ailleurs reçu beaucoup de confiance et de soutien de la part de l’ensemble de l’équipe quant aux missions sur lesquelles j’étais engagé. Loin du rôle de “stagiaire”, je me sentais comme une personne de plus essayant de mettre sa p’tite pierre à ce magnifique édifice qu’est Rencontre des Continents. Pour l’anecdote, j’ai eu l’occasion de piloter la mise sur pied d’un site web regroupant un maximum de ressources concernant l’accès à une alimentation de qualité pour tou.te.s. Ce projet, assez conséquent et source potentielle de stress, s’est magnifiquement déroulé, en particulier grâce au soutien de l’équipe qui m’entourait. J’en profite pour faire un gros bigup à Eleonore, toujours pleine de gratitude, de soin et d’attention aux autres, avec laquelle c’est un toujours plaisir de travailler.


    … et, évidemment, l’influence de ce bon vieux covid !


    Initialement, je venais chez Rencontre des Continents pour expérimenter le rôle et la posture d’animateur avec des publics en situation de précarité. Avec le petit virus qui circule actuellement, je n’ai malheureusement pas pleinement pu découvrir cela. J’ai pu remarquer que j’étais loin d’être le seul à déplorer cette perte de connexion avec nos publics, et je profite de la fin de cet article pour mettre un petit coup de projecteur sur notre secteur de l’éducation permanente. Au même titre que la culture (et bien d’autres secteurs), cela fait plus d’un an que nous sommes presqu’à l’arrêt, alors que le caractère essentiel de notre travail nous saute aux yeux…


    Pour conclure, je dirais que ce passage chez RdC a été bien plus qu’un stage pour moi, ça a été une véritable expérience de vie. Je vais quitter RdC avec un brin d’amertume, car y œuvrer donne un sens magnifique à mes journées. Je repartirai surtout gorgé de magnifiques réflexions, pratiques, rencontres et découvertes que je vais continuer d’explorer. Je tiens vraiment à remercier du fond du cœur toute l’équipe pour ce que vous m’avez apporté, ce que vous faites, qui vous êtes. 


    Maxime Cowez, étudiant à l’IHECS en Master 2 Animation socio-culturelle et éducation permanente


    Avril 2021



    *On s’entend, on reste toustes blanc.he.s, mais on en est au moins conscient.e.s

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